Le parti Ensemble pour la République prône l’inclusivité absolue du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi et placé sous la médiation des confessions religieuses CENCO et ECC. Dans une émission télévisée, le président du groupe parlementaire Ensemble, le député national Christian Mwando N’simba, a estimé que la participation de l’AFC-M23 et de la plateforme de l’ancien président Joseph Kabila est cruciale pour la résolution de la crise.
Par Patient MBY
La question de l’inclusivité de l’éventuel dialogue national continue de diviser. Si le gouvernement conditionne la participation aux discussions à une condamnation claire de l’agresseur, l’opposition, elle, insiste sur la présence de toutes les parties prenantes au conflit en vue de désamorcer la crise.
Pour Christian Mwando, élu de Moba, dans la province du Tanganyika, le parti Ensemble pour la République souhaite que la rébellion de l’AFC-M23 ainsi que la plateforme politique de Joseph Kabila, le mouvement « Sauvons le Congo », prennent part aux discussions. L’absence de ces acteurs, poursuit-il, pourrait entraver la résolution pacifique de la crise dans l’Est du pays.
« Pour nous, l’AFC/M23, Sauvons le Congo et les autres forces politiques, ainsi que les groupes rebelles, doivent absolument être parties prenantes à ce dialogue parce qu’en excluant une partie de ceux qui portent les armes, on aura du mal à résoudre le problème. Même si certains sont traités de pantins, il faudrait les écouter pour savoir pourquoi ils ont accepté de jouer tel ou tel rôle », a-t-il déclaré.
Ce membre de la famille politique de Moïse Katumbi souligne également l’inquiétude de l’opposition face à la poursuite de la mobilisation de la population en faveur d’un changement de la Constitution. Il a notamment évoqué la récente sortie médiatique d’Augustin Kabuya, qui continuait de plaider pour une réforme de la loi fondamentale, alors que la loi sur le référendum est actuellement examinée par la Cour constitutionnelle. Selon Christian Mwando, pour favoriser l’évolution du processus actuel, les questions qui divisent devraient être écartées des discussions.













