Dialogue – séisme au PPRD : Ferdinand Kambere tacle tous les régimes, Kabila pointé aussi du doigt

Dialogue – séisme au PPRD : Ferdinand Kambere tacle tous les régimes, Kabila pointé aussi du doigt

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) traverse une période de répression et de forte tentation politique. Malgré le scénario invraisemblable arrivé au parti de l’ancien chef de l’État — marqué par les arrestations de hauts cadres dont Emmanuel Ramazani Shadary et Aubin Minaku, respectivement Secrétaire Permanent et Vice-président — celui-ci entretient toujours l’espoir d’un Congo retrouvé, d’un avenir balisé où les pratiques de « basse classe » seront délaissées au profit des règles de refondation morale.

Par Gédéon ATIBU

Aussi pressant soit-il, le dialogue national inclusif devrait circonscrire les thèmes de référence et se donner les moyens pour l’exécution des résolutions qui en sortiront, mais à quoi servirait- il dès lors que l’objectif majeur semble la satisfaction d’intérêts primaires et de survie politique ? Ferdinand Kambere Kalumbi, Secrétaire Permanent Adjoint du PPRD, dit fermement « non » à l’esprit mercantile des acteurs, tous confondus, qui a érigé la compromission des valeurs républicaines en système politique de gouvernance, et ce depuis plus de 60 ans.

« L’indépendance véritable du Congo ne se consolidera que le jour où nous accepterons, en toute lucidité, de confesser nos péchés politiques devant Dieu, de nous convertir sincèrement afin de ne plus retomber dans ces fautes capitales, et de réparer les torts causés à la Nation », a indiqué Me Ferdinand Kambere.

En orateur hors pair et critique audacieux, il pousse la réflexion vers une conversion morale en politique qui passe par l’exemplarité et la transparence, le passage de l’ambition à la vocation, l’institutionnalisation de la Vertu et une réconciliation entre l’éthique de conviction ( ce que l’on croit juste) et l’éthique de responsabilité ) les conséquences de nos actes, comme l’analysait Max Weber.

Lucide, Ferdinand Kambere montre la ligne à suivre, qu’il considère comme une véritable boussole. Pour lui, le dialogue national inclusif « pourra devenir un succès » si les parties prenantes décident de s’inscrire dans « un esprit de vérité, de repentance et de responsabilité». Par ricochet, il s’oppose totalement à l’idée de transformer ce dialogue en « simple arrangement politique : il doit être « un acte de refondation morale de la République », a-t-il martelé.

L’heure est désormais au choix pour la classe politique congolaise : transformer cet appel à la refondation en un véritable socle républicain ou laisser ce dialogue s’éteindre comme une énième occasion manquée.

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