Par Emmanuel Medina
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’intégration sectorielle. Lors du forum phare DRC Mining Week qui se tient actuellement à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, l’exécutif national a réaffirmé sa volonté politique de bâtir une infrastructure énergétique commune. Ce plan vise à unifier les réseaux pour desservir conjointement l’industrie extractive et les foyers congolais.
Ce vendredi 19 juin 2026, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité, Aimé Sakombi, a activement participé à un panel de haut niveau. Les discussions ont réuni les grands opérateurs miniers, les dirigeants des services publics et les investisseurs du secteur de l’énergie.
Selon un communiqué officiel du ministère parvenu à la rédaction de REPORTER.CD, les débats ont mis en lumière la nécessité absolue de créer des synergies durables entre ces trois piliers économiques pour combler le déficit énergétique chronique du pays.
Devant un parterre de décideurs et de partenaires internationaux, le ministre Aimé Sakombi a exposé la vision réformatrice du gouvernement congolais. L’objectif principal réside dans la construction d’un réseau interconnecté, robuste et inclusif.
« Le gouvernement ambitionne de construire un système énergétique unique capable de répondre simultanément aux besoins des mines, de l’industrie et des populations », souligne le communiqué officiel. Cette approche vise à rompre avec les initiatives isolées du passé pour privilégier une mutualisation des investissements et des infrastructures de production.
La RDC fait face à une équation complexe dans le Sud-Est et sur l’ensemble de son territoire : Le secteur minier en pleine croissance, l’extraction de cuivre et de cobalt exige des flux d’électricité massifs, stables et continus pour faire tourner les usines de traitement, la population civile, le taux d’accès à l’électricité des ménages reste particulièrement faible, créant un fossé social que l’État cherche à combler d’urgence.
En connectant les investissements privés des miniers aux projets publics d’électrification rurale et urbaine, le gouvernement espère faire de l’industrie extractive le véritable moteur du développement social de la région.
Cette déclaration officielle à Lubumbashi fait office d’appel du pied aux bailleurs de fonds et aux développeurs de projets énergétiques. Le gouvernement s’engage à garantir un cadre réglementaire attractif et sécurisé pour faciliter les partenariats public-privé (PPP). La réussite de ce système énergétique unique dépendra de la capacité du pays à attirer des capitaux majeurs vers les énergies renouvelables, notamment l’hydroélectricité et le solaire, afin d’alimenter durablement l’expansion industrielle congolaise.













