Ebola : 282 cas confirmés et un taux de positivité de 36,5 % à l’Est

Par MEDINA

Avec un taux de positivité alarmant de 36,5 % sur les derniers prélèvements et plus de 280 cas confirmés, la riposte contre la 17ème épidémie de la maladie à virus Ebola entre dans une phase critique.

La situation épidémiologique se détériore rapidement dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo. Selon le tout dernier bulletin officiel du gouvernement arrêté au 30 mai 2026 consulté par reporter.cd ce dimanche, l’épidémie gagne du terrain, propulsée par un foyer hautement actif dans la province de l’Ituri. Les autorités sanitaires, sur le pied de guerre, multiplient les mesures de confinement et le filtrage des voyageurs pour contenir la propagation du virus.

Le rapport épidémiologique dresse un état des lieux préoccupant de la contamination. Le cumul national atteint désormais 282 cas confirmés, répartis de manière très asymétrique : iIturi subit le plus lourd tribut avec 264 cas recensés, le Nord-Kivu enregistre 15 cas, et le Sud-Kivu compte 3 cas.

La vitesse de transmission inquiète particulièrement les experts. Sur un échantillon de 52 tests de laboratoire analysés récemment, 19 nouveaux cas positifs ont été détectés, ce qui représente un taux de positivité très élevé de 36,5 %. Pour tenter de briser la chaîne de transmission, les équipes médicales maintiennent actuellement 142 patients en isolement strict au sein des Centres de Traitement Ebola (CTE).

Face à la menace d’une extension géographique de l’épidémie, la surveillance des mouvements de population est devenue la priorité absolue de la riposte. Le gouvernement a déployé un dispositif de contrôle thermique et d’hygiène rigoureux le long des axes migratoires de l’Est.

Les indicateurs de performance de ce bouclier sanitaire révèlent une mobilisation massive car 13.960 voyageurs se sont présentés aux postes de contrôle sanitaires,13.187 d’entre eux ont été dépistés et soumis au lavage systématique des mains soit une couverture de 94,4 % et les 100 % des personnes contrôlées ont reçu des séances de sensibilisation directe sur les modes de prévention.

Parallèlement à ce filtrage aux frontières, la surveillance communautaire tourne à plein régime pour repérer les cas suspects le plus tôt possible. Les équipes de la riposte ont intercepté 149 alertes en un temps record.

Par ailleurs, l’effort d’investigation se poursuit à un rythme soutenu : 84 alertes ont déjà été examinées, débouchant sur la validation de 73 cas suspects hautement probables. Parmi eux, 33 malades ont fait l’objet de prélèvements biologiques urgents. Leurs échantillons sont en cours d’acheminement vers les laboratoires mobiles pour déterminer l’ampleur exacte de cette nouvelle vague.

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