Alors que des inquiétudes grandissent autour de nouveaux cas suspects d’Ebola dans l’est de la RDC, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) appelle à la prudence. Les autorités sanitaires affirment qu’il est encore trop tôt pour déterminer l’ampleur réelle de l’épidémie, les investigations étant toujours en cours.
Par Pierre Kabakila
L’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a appelé la population au calme face aux inquiétudes suscitées par de nouveaux cas suspects d’Ebola signalés dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon les responsables sanitaires, aucune donnée fiable ne permet encore de déterminer avec précision l’ampleur de la situation.
« Personne ne peut donner un chiffre. Personne n’a la maîtrise des chiffres pour dire combien de cas il y a, combien de contacts ou combien de décès liés à Ebola », a expliqué un responsable de l’INRB, précisant que les équipes médicales poursuivent actuellement les investigations sur le terrain.
Les autorités sanitaires indiquent qu’un travail de traçage des cas suspects et des contacts est en cours afin d’établir des liens épidémiologiques et de comprendre l’origine exacte de la maladie. Cette étape permettra notamment de déterminer le nombre réel de personnes touchées ainsi que le niveau de propagation du virus.
L’INRB reconnaît toutefois que la riposte sanitaire reste compliquée dans certaines zones affectées par l’insécurité. Les précédentes épidémies, notamment celles de Beni, Butembo et Mangina entre 2018 et 2020, avaient déjà démontré les difficultés de travailler dans des régions sous menace de groupes armés.
Malgré les craintes autour d’une éventuelle nouvelle souche du virus, les responsables sanitaires tentent de rassurer l’opinion. Selon eux, les premières informations disponibles ne permettent pas encore de conclure à une situation hors de contrôle.
Les autorités congolaises et les partenaires sanitaires internationaux devraient poursuivre les enquêtes épidémiologiques dans les prochains jours afin d’évaluer avec précision l’évolution de la situation.
Selon les dernières statistiques données par le gouvernement congolais, la maladie a fait déjà 80 morts, avec 13 cas confirmés et 246 cas suspects dans trois (3) zones de santé.












