Le conflit entre les rebelles de l’AFC-M23 et les Forces armées de la République démocratique du Congo a basculé vers le front aérien. En début du mois de février, la rébellion a revendiqué avoir détruit le centre de commandement des drones de l’armée congolaise, situé dans l’enceinte de l’aéroport de Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Par Patient MBY
Selon un rapport de l’Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence (Ebuteli), les drones kamikazes utilisés dans cette attaque ciblée seraient du modèle (YIHA-III), fabriqués par l’entreprise turque Baykar/NASTAP, établie au Pakistan. Ces drones, indique ce document, ont au maximum une portée de 300 kilomètres.
Ebuteli précise qu’au vu de la distance maximale de ces engins, les frappes aériennes contre l’infrastructure aéroportuaire de Kisangani seraient lancées en dehors de la zone contrôlée par la rébellion de l’AFC-M23. Cependant, ces derniers n’ont pas touché le centre de commandement des drones kamikazes, qui était dans leur collimateur. Le bilan fait état d’aucun dégât matériel ni humain.
Ces attaques sont intervenues dans un contexte où le gouvernement congolais et les rebelles de l’AFC-M23 ont repris les discussions à Doha, dans le cadre du processus de Doha.













