Par R.Lebisabo
Le bilan des récentes attaques attribuées aux présumés combattants des Forces Démocratiques et Alliées (ADF) dans l’Est de la République Démocratique du Congo a été revu à la hausse, passant de 5 à plus de 20 morts. Ces incursions meurtrières ont eu lieu dans la nuit du mercredi 9 juillet 2025, touchant plusieurs villages des territoires d’Irumu (Ituri) et de Beni (Nord-Kivu).
Ce vendredi 11 juillet 2025, au moins 21 corps de civils sans vie ont été déposés à la morgue de l’hôpital général d’Oicha, tandis que d’autres étaient acheminés vers la commune rurale d’Eringeti et d’autres localités.
Selon Philippe Bonne Année, rapporteur de la société civile forces vives de Beni, ces tueries seraient une conséquence directe des opérations conjointes menées par les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et l’UPDF (Uganda People’s Defence Force) contre cette rébellion dans le territoire de Mambasa. Il exhorte les forces de sécurité basées au Nord-Kivu à « barrer la route » aux combattants ADF en fuite.
Consterné par la mort d’une dizaine de ses administrés, le bourgmestre adjoint de la commune d’Oicha a lancé un appel à ses concitoyens, les encourageant à ne pas perdre espoir. Il a surtout insisté sur la nécessité de renforcer la vigilance et de soutenir activement les forces de sécurité.
Il y a tout juste une semaine, les FARDC et l’UPDF avaient lancé des offensives contre les bastions rebelles des ADF, notamment en profondeur dans la localité de Lolwa, en territoire de Mambasa. Les combattants ADF, en fuite, se livrent non seulement à des tueries de civils mais aussi à l’incendie de maisons et à d’autres violations graves des droits humains, exacerbant ainsi la crise humanitaire et sécuritaire dans la région.













