Réunis à Kinshasa en retraite stratégique, les responsables du Ministère des Finances ont évalué les performances de l’exercice 2025 et fixé les priorités de 2026. La rencontre, marquée par la signature de contrats de performance et la récompense des régies les plus efficaces, consacre l’option des autorités pour une gestion publique axée sur les résultats et la discipline budgétaire.
Par la rédaction
La retraite stratégique du Ministère des Finances s’est achevée, lundi 16 février 2026, à Kinshasa, sur une note de fermeté et d’engagement. Présidée par le ministre Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la cérémonie de clôture a consacré trois jours de travaux consacrés à l’analyse des performances de l’exercice 2025 et à l’élaboration d’une feuille de route pour 2026.
Réunissant membres du cabinet, directeurs généraux des régies financières, secrétariat général et responsables des structures sous tutelle, cette rencontre visait à renforcer l’efficacité de l’action publique, dans un contexte de réformes et de consolidation de la stabilité macroéconomique, rapporte la cellule de communication du ministère des Finances.
Contrats de performance et culture des résultats
Moment clé de la clôture : la signature des contrats de performance pour l’exercice 2026. Ces engagements formalisent les objectifs assignés aux régies financières et aux entités sous tutelle, notamment en matière de mobilisation des recettes et d’amélioration de la gestion publique. Pour le ministre, il s’agit d’ancrer durablement l’administration financière dans une culture de résultats mesurables et vérifiables.
Des régies récompensées pour leurs performances
À cette occasion, les régies les plus performantes de 2025 ont été distinguées. La DGDA a reçu le Prix de la Performance après avoir atteint 102 % de ses assignations. La DGI, avec 100 % de réalisation, a obtenu le Prix d’Excellence, tandis que la DGRAD s’est vu décerner un Prix d’Encouragement.
Des indicateurs macroéconomiques en amélioration
Dans son allocution, le ministre des Finances a présenté un bilan qu’il qualifie de résilient, soulignant des résultats macroéconomiques jugés encourageants : une croissance moyenne de 7 % entre 2020 et 2025, une inflation ramenée de 23,8 % en 2023 à 2,3 % fin 2025, ainsi que des réserves de change portées à 7,9 milliards de dollars, contre 1,1 milliard en 2019.
Cap sur 2026
Inscrivant l’action de son ministère dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre a rappelé que l’objectif demeure de doter l’État des moyens nécessaires à la mise en œuvre des politiques publiques au bénéfice de la population. Il a également insisté sur l’éthique des agents publics, la lutte contre la fraude fiscale et la déclaration de patrimoine.
Pour 2026, les priorités affichées portent sur la mobilisation accrue des ressources, la poursuite des réformes fiscales et numériques, la stabilité du cadre macroéconomique, le financement des projets structurants — notamment dans les infrastructures, la voirie urbaine et l’énergie — ainsi que le renforcement de l’intégrité et de la discipline budgétaire. Le cadre macroéconomique prévoit une croissance de 5,3 % du PIB, principalement soutenue par le secteur extractif.
En clôturant les travaux, le ministre a rendu hommage aux forces de défense et de sécurité, appelant les cadres et agents du secteur financier à rester mobilisés pour accompagner la vision présidentielle et contribuer à l’amélioration concrète des conditions de vie des Congolais.













