Flambée de l’épidémie de Mpox dans le Haut-Katanga : plus de 100 cas notifiés

La province du Haut-Katanga fait face à une flambée de l’épidémie de Mpox. Selon les récentes statistiques du ministère provincial de la Santé, plus de 100 cas ont été notifiés. Ces cas proviennent des zones de santé de Kenya, Katuba, Likasi, Kikula et Sakania. Le gouvernement provincial a annoncé des mesures pour protéger la population contre cette maladie.

Par Patient MBY

Le gouvernement provincial du haut Katanga, a annoncé des mesures pour protéger la population et riposter contre l’épidémie de Mpox. Dans son alerte, la ministre provinciale intérimaire a appelé la population à amener dans les centres hospitaliers leurs proches présentant des symptômes tels qu’une forte fièvre d’apparition brutale, des éruptions cutanées avec des lésions remplies de liquide ou de pus qui finissent par se dessécher et former des croûtes, afin de prévenir la dangerosité de cette maladie.

« Cette maladie est très contagieuse et dangereuse et peut causer de graves complications, voire la mort », a-t-elle souligné.

Insuffisance des mesures de riposte

Considérant que la vaccination reste l’une des solutions efficaces, le gouvernement provincial, en collaboration avec l’OMS, a lancé une campagne de sensibilisation et de vaccination contre la Mpox. Selon la ministre, cette initiative a permis une couverture vaccinale de 19 % dans les zones de santé affectées. « Cependant, la majorité de la population est toujours exposée à un risque élevé d’attraper cette maladie », a-t-elle précisé.

Le gouvernement provincial exhorte la population à renforcer les mesures barrières, notamment le lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon ou à la cendre, l’évitement de tout contact avec des animaux malades ou trouvés morts, ainsi que de tout contact physique et sexuel avec une personne présentant des signes de Mpox. Il est également recommandé d’éviter tout contact avec les excrétions ou liquides provenant des personnes malades, notamment le sang, l’urine, la salive, les selles, les vomissures, la sueur et le sperme.

Selon les chiffres rendus publics par le ministère national de la Santé, le taux de positivité de l’épidémie de Mpox a déjà atteint 58 %, alors que la propagation continue dans les zones de santé urbaines et frontalières.

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