Huit navires de pêche de l’État : résultats des inspections présentés au gouvernement

Plus d’un an après l’annonce de leur acquisition, huit navires de pêche commandés par l’État congolais restent cloués au port de Boma, dans la province du Kongo Central. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a examiné leur situation technique et les options possibles pour leur mise en service, sans toutefois fixer d’échéance précise.

Par Medina

Le dossier des bateaux de pêche acquis par l’État refait surface. Lors du 80ᵉ Conseil des ministres tenu le 27 février, le ministre de la Pêche et de l’Élevage a présenté une mise au point détaillée sur l’état des lieux de huit navires actuellement immobilisés au port de l’ex-Office national des transports (Onatra) à Boma.

Ces embarcations se composent de trois navires de 27 mètres et de cinq unités de 8 mètres, destinées à renforcer la pêche industrielle et artisanale en République démocratique du Congo.

Selon le compte rendu lu par Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’économie numérique, plusieurs inspections et contre-expertises ont été menées avant et après leur rapatriement.

« Le rapport de la série d’inspections de contre-expertise effectuées sur ces deux catégories de navires, avant et après leur rapatriement, a été expliqué dans les moindres détails aux membres du gouvernement, et différentes options visant leur mise en service ont été présentées », a-t-il indiqué.

Si le gouvernement affirme avoir étudié plusieurs pistes pour débloquer la situation, aucune précision n’a été donnée quant à la nature exacte des défaillances constatées ni au calendrier de mise en exploitation. Cette absence d’échéance alimente les interrogations sur la rentabilité de cet investissement public et sur l’impact attendu pour le secteur halieutique.

Encore en suspens
En janvier 2024, le ministre de la Pêche et de l’Élevage du gouvernement dirigé par Jean-Michel Sama Lukonde, Adrien Bokele Djema, avait annoncé l’arrivée de trois bateaux neufs en provenance d’Égypte. Ces navires avaient été baptisés en hommage à des figures emblématiques du pays : Étienne Tshisekedi, Patrice Lumumba et Simon Kimbangu.

Présentée à l’époque comme un tournant pour la relance de la pêche industrielle, l’initiative tarde à produire des résultats concrets. Or, dans un contexte marqué par la dépendance accrue aux importations de produits halieutiques, la mise en service effective de ces navires est perçue comme un levier stratégique pour renforcer la sécurité alimentaire et soutenir l’économie nationale.

En attendant des décisions claires, les huit bateaux restent à quai — symbole d’un investissement public dont l’exploitation effective demeure suspendue aux arbitrages du gouvernement.

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