Le gouvernement congolais reste déterminé à mettre fin à l’insécurité dans la province du Haut-Katanga, en proie à l’activisme du groupe armé sécessionniste Bakata Katanga, depuis sa résurgence en mars dernier, avec le mouvement rebelle « Debout Katanga pour la libération du Congo », actif dans le territoire de Mitwaba.
Par Patient MBY
Dans sa note d’information, reprise dans le compte rendu de la 87e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 24 avril, le ministre délégué à la Défense et aux Anciens Combattants a affirmé que les Forces armées de la République démocratique du Congo poursuivent leur opération de neutralisation du mouvement insurrectionnel Bakata Katanga et de ses alliés dans l’espace Grand Katanga.
Cette opération vise à éradiquer cette menace sécuritaire qui écume la paix des populations civiles dans le territoire de Mitwaba. Le gouvernement reconnaît tout de même la présence d’assauts isolés contre les positions de l’armée loyaliste.
Depuis le mois de mars, un nouveau groupe rebelle, qui serait en collusion avec l’AFC-M23 selon les autorités, a été créé. Dès le 3 mars, ce groupe armé a perpétré des exactions au siège de Lusinga, dans le parc national de l’Upemba. Le bilan faisait état de six écogardes tués et de prises d’otages, ainsi que de pillages systématiques de munitions et de vivres gardés dans l’entrepôt.
Quelques jours après, le MDKC a occupé le village Nkonga, à une dizaine de kilomètres de Mitwaba-centre, avant d’être délogé par les forces gouvernementales. Selon des informations concordantes, des maisons ont été brûlées, des champs ravagés et des déplacements massifs de populations ont été observés lors de leur occupation.













