Par Joël Eben Kodjo
Depuis plus d’une décennie, plus de 10 000 familles du groupement Mayaribo, situé au sud du territoire d’Irumu en province de l’Ituri, vivent coupées des réseaux cellulaires Vodacom et Airtel. Cette absence criante de connectivité isole des milliers d’habitants et représente un défi majeur pour leur sécurité et leur quotidien.
Pour passer le moindre appel téléphonique, les résidents de ce groupement, qui comprend vingt-six villages, sont contraints de parcourir des trajets de plus de 10 kilomètres. « Ici, nous avons un sérieux problème concernant le moyen de communication téléphonique. Nous n’avons pas de réseaux cellulaires Vodacom ni Airtel. Pour passer des appels, les habitants parcourent de longs trajets », a déploré Munjabo Dieudonné, chef du groupement Mayaribo.
Selon cette autorité coutumière, l’absence de couverture cellulaire est une source d’insécurité permanente pour la population locale. « Nous sommes vraiment exposés à un danger permanent ; une situation préoccupante peut survenir et il y aura des difficultés à alerter urgemment les agents de l’ordre et de sécurité », a-t-il souligné, mettant en lumière le risque accru en cas d’urgence.
Face à cette situation précaire, Munjabo Dieudonné a lancé un cri d’alarme aux autorités compétentes et aux partenaires des services de télécommunication. Il les exhorte à venir en aide aux habitants du groupement Mayaribo en procédant à la construction d’antennes de réseaux cellulaires, essentielles pour désenclaver cette région et assurer un minimum de communication pour ses populations.













