Par MEDINA
Les rues de la capitale ont vibré à leur rythme normal ce mercredi 3 juin ignorant l’appel à la ville morte lancé par la coalition de l’opposition C64.
D’un côté, les déclarations solennelles des états-majors de l’opposition appelant à une journée « ville morte » ; de l’autre, la réalité brute d’une capitale qui a choisi de tourner à plein régime, marquant une rupture totale entre la stratégie des leaders politiques et le quotidien de la population.
Dans les bureaux feutrés des partis de l’opposition, le mot d’ordre se voulait pourtant historique pour contester les dernières réformes constitutionnelles. Les communiqués appelant à rester chez soi ont inondé les réseaux sociaux. Pourtant, ce discours abstrait n’a pas franchi le seuil des quartiers populaires, révélant une déconnexion profonde avec la base.
Sur le terrain, la démarcation est sans appel. Les citoyens ont opposé une fin de recevoir catégorique au boycott : Rupture économique :les vendeurs ambulants et les commerçants ont investi les marchés dès l’aube, refusant de perdre une journée de revenus essentiels tel que constaté à kingabwa précisément à wenze ya mbila commune de Limete mais aussi sur l’avenue Kabambare précisément dans le marché Kabambare prolongé aussi sur la direction croisement des avenues bokassa-kabambare commune de barumbu
Flot ininterrompu; les chauffeurs de taxi et de bus ont ignoré les consignes, rendant la circulation aussi dense qu’un jour ordinaire, Jeunesse en mouvement; les uniformes blancs et bleus des écoliers ont envahi les trottoirs, confirmant que les familles privilégient l’éducation aux blocages.
Cet échec de mobilisation trace une ligne de démarcation claire dans le paysage public. L’opposition ne semble plus mesurer la lassitude d’une population fatiguée des crises à répétition. En choisissant le pragmatisme et le travail, la rue envoie un message fort : la politique de la chaise vide et de la paralysie ne fait plus recette face à l’urgence de survivre au quotidien.













