Par la rédaction
L’Assemblée provinciale du Kasaï Central a connu un nouveau rebondissement politique ce vendredi 6 juin, avec l’installation d’un Bureau d’âge. Cette session plénière, convoquée par le directeur administratif de l’organe délibérant, marque une étape cruciale dans la crise qui secoue l’institution.
Désormais dirigé par le député Stéphane Muanda, en sa qualité de doyen d’âge, ce bureau provisoire a pour mission principale d’examiner les pétitions déposées par des députés provinciaux à l’encontre des membres de l’ancien Bureau, précédemment sous la direction de Daniel Lukusa.
Cette installation intervient après une période de vives tensions entre les pétitionnaires et les élus visés. Ces désaccords avaient conduit à la fermeture temporaire des locaux de l’Assemblée, une décision du Conseil provincial de sécurité qui avait été par la suite annulée par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, exigeant la reprise immédiate des travaux parlementaires.
Le Bureau sortant est l’objet de graves accusations de la part de leurs collègues, notamment de mauvaise gestion et de détournement de fonds. Selon diverses sources, quatre des cinq membres incriminés se trouveraient actuellement à Kinshasa. Bien qu’ils auraient sollicité un report pour préparer leur défense, cette demande semble irréalisable, le sentiment général au sein de l’Assemblée provinciale étant clairement en faveur de leur déchéance.
Si le Bureau Lukusa venait à être destitué, l’Assemblée provinciale devra alors procéder à l’élection et à l’installation d’un nouveau Bureau permanent. Le Kasaï Central est tristement réputé pour son instabilité institutionnelle au niveau provincial. À titre d’exemple, pas moins de trois bureaux ont été élus et installés au cours des cinq années du premier mandat du Président Félix Tshisekedi. Cette nouvelle tournure souligne les défis persistants de gouvernance et de stabilité dans cette province du centre de la République Démocratique du Congo.













