Kinshasa : la CENCO alerte sur la spoliation et la destruction écologique du site « Lac de Ma Vallée »

Kinshasa : la CENCO alerte sur la spoliation et la destruction écologique du site « Lac de Ma Vallée »

Par Emmanuel Medina

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) hausse le ton face à la dégradation de l’un des plus importants poumons verts de la capitale congolaise. Dans un communiqué officiel publié ce mardi 4 août 2026, l’institution ecclésiale dénonce vigoureusement les occupations illégales et les constructions anarchiques qui menacent directement le site touristique et environnemental du « Lac de Ma Vallée », situé dans la commune périphérique de Mont-Ngafula.

Face aux vagues de spoliation, la haute hiérarchie de l’Église catholique précise que la concession abritant le lac de Ma Vallée est régulièrement enregistrée auprès des services du cadastre de la République démocratique du Congo. Malgré cette situation juridique claire, le site subit une destruction progressive et continue.

Le communiqué souligne que ces intrusions illicites et l’urbanisation sauvage non maîtrisée perturbent gravement l’équilibre environnemental de la zone. À terme, ces activités anthropiques exposent ce lac artificiel ainsi que l’ensemble de son écosystème forestier à un risque d’assèchement et de disparition pure et simple.

Pour la CENCO, la sauvegarde de ce domaine forestier et hydrologique dépasse le cadre d’un simple conflit foncier. L’église insiste sur la double dimension du site : sur un intérêt écologique majeur ; le site constitue un régulateur thermique et un réservoir de biodiversité indispensable pour la ville-province de Kinshasa, confrontée à une déforestation urbaine galopante et sur un sanctuaire spirituel et de ressourcement ; car cet havre de paix offre aux structures religieuses, aux fidèles et aux citadins un espace unique de méditation, de retraite et de déconnexion loin du tumulte de la mégapole.

Face à l’inertie constatée sur le terrain, les évêques congolais rappellent que l’Hôtel de Ville de Kinshasa a déjà rendu des décisions officielles ordonnant le déguerpissement des occupants illégaux. Cependant, ces mesures administratives restent largement lettre morte. La CENCO lance un appel pressant aux autorités compétentes, à la justice et aux forces de sécurité pour qu’elles prennent leurs responsabilités. L’institution exige l’application immédiate et sans faille des décisions de déguerpissement afin de sanctuariser le domaine et de stopper définitivement toutes les tentatives de spoliation foncière.

Il sied de noter que, en réaffirmant sa détermination à protéger le lac de Ma Vallée, la Conférence épiscopale rappelle que la préservation de ce bien commun relève d’une responsabilité collective, indispensable pour le bien-être de la population actuelle et le legs environnemental destiné aux générations futures.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.