Kisangani : huit policiers devant la Cour militaire après l’agression présumée d’un magistrat

Kisangani : huit policiers devant la Cour militaire après l’agression présumée d’un magistrat

Par Reagan Lebisabo

La Cour militaire de la Tshopo-Uele a ouvert, mercredi 9 septembre 2026 à Kisangani, le procès en flagrance de huit prévenus, tous rattachés au commissariat urbain de la Police nationale congolaise (PNC).

Ils sont poursuivis dans le cadre d’une affaire liée à l’agression présumée d’un magistrat civil, le procureur Ikobia Aaron. Une vidéo de l’incident, largement relayée sur les réseaux sociaux au cours du week-end dernier, est à l’origine de l’ouverture de cette procédure judiciaire.

L’affaire fait suite à la saisine de l’auditeur militaire supérieur de la Tshopo par le chef des parquets près les tribunaux de paix de Makiso, à Kisangani. À l’audience, le ministère public était représenté par le lieutenant-colonel magistrat Isso Kelo.

Selon les éléments présentés à la Cour, deux parties civiles sont concernées par cette procédure, à savoir Ikobia Aaron et Isanga Rosette, présentée comme son épouse.

Les prévenus sont notamment poursuivis pour outrage à magistrat, coups et blessures volontaires simples, destruction méchante ainsi qu’incitation de policiers à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline.

Parmi les personnes citées dans cette affaire figurent le commissaire supérieur principal Guy Biabungo Ngangé, commandant du commissariat urbain de Kisangani, le commissaire principal Justin Kamunganda, chargé du S3 de l’unité, ainsi que le commissaire de police Yolino Louka Fola. Cinq autres prévenus, présentés comme des agents civils de la police, dont deux femmes, comparaissent également.

Cette première audience a essentiellement été consacrée à l’identification des prévenus. La défense a fait face à un collectif de 21 avocats professionnels représentant les différentes parties, en plus du ministère public.

Au regard de la nécessité de garantir les droits de la défense et de permettre aux différentes parties de préparer leurs moyens, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire à ce jeudi 10 septembre 2026 pour la poursuite de l’instruction au fond.

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