Gouverner un pays est déjà une équation complexe. Gouverner un pays en guerre permanente relève presque de l’impossible. Pourtant, depuis plusieurs années, la République Démocratique du Congo fait la démonstration qu’un État peut résister, réformer et avancer, même lorsqu’il est confronté à une pression sécuritaire parmi les plus lourdes du continent. À la tête du Gouvernement, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka incarne aujourd’hui cette gouvernance d’endurance.
Car il faut poser les faits, froidement, scientifiquement, loin des discours émotionnels.
I. Une RDC encerclée par plusieurs fronts sécuritaires.
Depuis 2021, la République Démocratique du Congo affronte simultanément plusieurs théâtres de guerre :
- Nord et Sud-Kivu : présence du M23, appuyé par les RDF, et autres groupes armés;
- Ituri : ADF affiliés à l’État islamique, CODECO et milices communautaires;
- Maï-Ndombe, Kwango, Kwilu : violences Mobondo;
- Grand Équateur et Kongo Central : ramifications de groupes armés et réseaux alliés aux forces déstabilisatrices.
Selon les rapports du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) et les projections budgétaires congolaises, les dépenses militaires de la RDC ont connu une augmentation spectaculaire ces dernières années.
II. Le gouffre financier sécuritaire : des chiffres qui parlent.
- Budget militaire estimé en 2021 : environ $550 millions USD;
- Budget militaire estimé en 2022 : environ $700 millions USD;
- Budget militaire estimé en 2023 : environ $1,1 milliard USD;
- Budget militaire estimé en 2024 : environ $1,3 milliard USD;
- Projection 2025-26 : proche de $1,4 milliard USD.
Sur près de cinq ans, la RDC aura donc mobilisé plus de 5 milliards USD pour la défense et la stabilisation du territoire.
Rapporté à la réalité opérationnelle :
- Moyenne annuelle : ± 1 milliard USD;
- Moyenne mensuelle : ± 83 millions USD;
- Moyenne quotidienne : entre 2,5 et 3 millions USD par jour;
Ce chiffre inclut :
• opérations militaires;
• équipement et modernisation de l’armée;
• logistique;
• primes et prise en charge sociale des soldats;
• coopération sécuritaire internationale.
Pour une économie émergente, cet effort est colossal. Dans plusieurs pays comparables, un tel choc budgétaire aurait provoqué un effondrement économique. Une surchauffe sans précédent.
Et pourtant…
III. Une économie qui tient debout malgré la guerre.
Contrairement aux prévisions catastrophistes, la RDC affiche une résilience macroéconomique remarquable.
Croissance du PIB réel
(Source Banque Mondiale / FMI)
- 2021 : 6,2 %
- 2022 : 8,9 %
- 2023 : 8,4 %
- 2024-25-26 : environ 7 % estimé.
La RDC fait partie des économies africaines ayant enregistré l’une des croissances les plus fortes ces dernières années.
Inflation maîtrisée
(Source Banque Centrale du Congo / FMI)
- 2020 : plus de 15 %
- 2022 : environ 9,3 %
- 2023 : environ 7 %
- 2024 : stabilisation autour de 6 à 7 %.
Maintenir une inflation à un niveau relativement contrôlé en période de guerre constitue un indicateur majeur de discipline budgétaire.
IV. Des politiques sociales maintenues malgré la pression militaire.
C’est ici que le travail du Gouvernement Suminwa devient remarquable.
Gratuité de l’enseignement primaire
• Plus de 25 millions d’élèves bénéficiaires;
• Environ 3 milliards USD cumulés investis depuis son lancement;
Programme PDL-145 Territoires:
• Budget global : environ 1,6 milliard USD;
• Construction d’infrastructures de base dans les zones rurales.
Paie régulière des fonctionnaires:
• Plus de 1,5 million d’agents publics rémunérés;
• Stabilisation progressive du fichier de l’État.
Couverture Santé Universelle:
• Déploiement progressif avec plusieurs millions de bénéficiaires dans la première phase.
V. Une armée renforcée et socialement encadrée.
Depuis Judith Suminwa 1 &2 :
- Augmentation progressive des soldes militaires;
- Instauration de primes opérationnelles;
- Modernisation progressive de l’équipement militaire;
- Renforcement de la coopération sécuritaire régionale.
La stabilisation d’une armée en guerre permanente représente un enjeu stratégique majeur pour la souveraineté nationale.
VI. L’équation impossible : financer la guerre et construire l’État.
Chaque dollar investi dans la sécurité aurait pu financer :
• universités;
• routes nationales;
• industrialisation;
• transformation agricole;
• infrastructures énergétiques.
Et pourtant, malgré ce gouffre financier, l’État congolais continue :
✔ d’investir dans la construction des routes, universités et hôpitaux, écoles et marchés;
✔ de payer ses agents civils, policiers et militaires;
✔ de soutenir l’éducation via la gratuité de l’enseignement et ce même dans les territoires occupés;
✔ de financer la santé via la couverture santé universelle et la gratuité de la maternité;
✔ de déployer des infrastructures rurales sur l’ensemble du territoire national;
✔ de maintenir une diplomatie active qui aujourd’hui déroute les plans des ennemis de la République.
VII. Et Si la guerre n’existait pas…
Selon plusieurs projections économiques africaines, sans pression sécuritaire majeure, la RDC pourrait afficher une croissance structurelle à deux chiffres sur la prochaine décennie, compte tenu de son potentiel minier, agricole, des services, environnemental et énergétique.
Autrement dit, la RDC avance aujourd’hui avec un poids budgétaire que peu d’États auraient pu supporter.
VIII. Judith Suminwa Tuluka : la cheffe d’orchestre d’une gouvernance sous tension.
Dans ce contexte, le rôle de la Première Ministre dépasse la simple gestion administrative. Elle exécute, avec rigueur et discipline, la vision stratégique impulsée par le Président de la République, consistant à maintenir l’État fonctionnel tout en soutenant l’effort de guerre.
Gouverner en temps de paix relève de la compétence.
Gouverner en temps de guerre relève du courage politique et de l’endurance institutionnelle.
Aujourd’hui, la RDC tient.
Elle paie.
Elle construit.
Elle réforme.
Elle combat.
Elle avance.
Et refuser de reconnaître cette performance reviendrait moins à faire preuve d’analyse critique qu’à nier la réalité d’un État qui, malgré la tempête sécuritaire, continue de marcher vers son destin.
Car l’histoire retiendra une chose : certains gouvernements construisent dans le calme. D’autres bâtissent sous le feu.
Et ceux-là écrivent souvent les pages les plus décisives de la destinée des nations.













