Le Cadre de Concertation recadre le régime : « Le pouvoir ne demande pas l’adhésion, il accepte l’évaluation»

Le Cadre de Concertation recadre le régime : « Le pouvoir ne demande pas l’adhésion, il accepte l’évaluation»

Les propos tenus sur les antennes de télé 50, dans l’émission « JMK TODAY»,par le député UDPS Peter Kazadi, vantant les performances du régime en place, ont ravivé le débat politique. Le Cadre de Concertation des Forces politiques et sociales conteste cette lecture et rappelle que l’action publique se mesure à l’aune des réalités vécues par les Congolais, et non par la communication.

Par Gédéon ATIBU

Au cours de cet échange, ce haut cadre de l’UDPS a soutenu que le pays se porte mieux aujourd’hui que sous le régime Kabila. Parmi les avancées citées, la réhabilitation des infrastructures routières ainsi que la construction d’hôpitaux et d’écoles plaideraient , selon lui, en faveur du pouvoir en place.

Cette lecture de la situation est loin de séduire le Cadre de Concertation des Forces Politiques et Sociales. Par l’entremise de sa porte-parole, la plateforme est sortie de ses gonds pour recadrer le débat.

« En démocratie, le pouvoir ne demande pas l’adhésion, il accepte l’évaluation. Si le bilan est aussi remarquable qu’on le dit, il doit être mis en regard des réalités vécues par les Congolais : sécurité, emploi, justice, pouvoir d’achat », a déclaré Me Danlia Tshilanda, porte-parole de cette coalition de l’opposition créée par le tandem André- Claudel Lubaya et Seth Kikuni.

Elle appelle ainsi le gouvernement à privilégier l’action concrète plutôt que les discours en décalage avec le quotidien de la population.

« S’il existe des réalisations significatives, elles se manifestent d’elle-mêmes dans le débat public. Les médias ne doivent pas être considérés comme des outils de communication du pouvoir. Une réalisation solide ne dépend pas d’une campagne de communication», a-t-elle insisté.

Pour les ténors du pouvoir, la gouvernance sous Félix Tshisekedi marque une rupture nette avec les années d’immobilisme. Mais pour l’opposition, l’heure n’est plus à la comparaison avec le passé, mais à l’obligation de résultats face à une impatience sociale pour laquelle le peuple attend de voir ces statistiques officielles se transformer en pain sur la table.

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