Loi de Finances 2025: Le Député Patrick Eshiba appelle à prioriser la formation professionnelle et des métiers ainsi que l’extension de Kinshasa pour un meilleur avenir

Par Siméon Isako

Il a pris parole ce jeudi 31 octobre 2024 lors de l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2025 à l’Assemblée nationale.

Le député national Eshiba Kasemuana Patrick a dans son exposé devant ses collegues et le gouvernement, souligné l’importance cruciale de la formation professionnelle pour le développement socio-économique de la RDC et l’urgence de l’extension de la capitale kinoise, en particulier dans sa circonscription électorale de Tshangu.

Concernant la formation professionnelle, l’élu de la Tshangu a plaidé pour un budget substantiel dédié à la formation des jeunes afin de lutter contre le chômage et renforcer l’employabilité de la population locale. Ce plaidoyer fait suite à une réalité préoccupante qui est celle de la prédominance de la main-d’œuvre étrangère sur le marché, due au manque de qualification de la main-d’œuvre congolaise.

« Chers collègues, il est donc question du plaidoyer pour un budget substantiel dédié à la formation professionnelle, réponse aux besoins du marché, de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’inclusion sociale », a-t-il déclaré.

Selon ce dernier, l’analyse des performances budgétaires des dernières années révèle une allocation insuffisante de ressources pour la formation professionnelle,
cette faiblesse entrave, d’après le député de l’AACPG, la capacité du ministère à investir dans des initiatives durables et adaptées aux besoins du marché.

Patrick Eshiba a insisté sur le fait que des défis tels que l’absence d’équipements appropriés et l’inadéquation entre les formations et les besoins réels des entreprises aggravent la crise de l’emploi.
Par ailleurs, il a mis en exergue le besoin fondamental de construire de nouvelles infrastructures et de réhabiliter celles existantes pour garantir une formation de qualité.

« Les défis incluent également la nécessité de reconstruire des écoles professionnelles, des centres d’excellence et d’application, ainsi que de mettre en place un plan de formation continue pour les formateurs », a-t-il dit avant de poursuivre qu’ « Il relève de la bonne foi reconnaître que les crédits alloués au bénéfice du secteur de la formation professionnelle augurent la ferme ambition du gouvernement de le renforcer très utilement. Cependant, le récent contrôle de l’IGF renseigne le détournement des millions de dollars décaissés pour la construction à Demba, Dibaya, Miabi et Kabeya Kamwanga. »

C’est dans cette optique qu’il a invité la Première ministre Judith Sumwina à s’assurer de l’exécution responsable des budgets sur les projets pour lesquels ils ont été alloués.

Concernant la ville de Kinshasa, et en particulier la circonscription de Tshangu, le député a abordé la question croissante de la criminalité juvénile, souvent alimentée par le chômage et le manque d’opportunités pour les jeunes. Il a plaidé en faveur de la formation professionnelle comme solution préventive contre la délinquance, en facilitant l’accès à des métiers qui peuvent offrir des perspectives d’avenir. Le député a également appelé à des politiques publiques destinées à créer et maintenir des formations professionnelles en adéquation avec les exigences du marché du travail.

Eshiba Kasemuana a souligné les défis d’infrastructure de Kinshasa, qui aggravent la sécurité et les conditions de vie des habitants. Le manque d’éclairage public et de routes praticables favorise la criminalité, rendant d’autant plus nécessaire l’extension de la ville et la réhabilitation des infrastructures. Il a mis en lumière la nécessité de redéfinir les priorités budgétaires afin d’allouer des fonds à des projets d’infrastructure essentiels qui contribueront à réduire la criminalité et à améliorer la qualité de vie des Congolais.

Les recommandations du député portent sur plusieurs axes stratégiques, dont :

  1. Le rapprochement des centres de formation des milieux à forte démographie des jeunes désœuvrés.
  2. L’adaptation des programmes de formation aux besoins du marché, prenant en compte les réalités socio-culturelles.
  3. La garantie des investissements stratégiques dans les infrastructures techniques.
  4. La définition, par le ministre sectoriel, de la politique générale sur la formation professionnelle, tablant sur les rapports entre demande du marché et les besoins en formation, mais aussi la qualification des formateurs et l’accompagnement des formés.
  5. La réhabilitation des infrastructures routières de connexion principale au boulevard LUMUMBA, notamment la Route MOKALI et la Route DOKOLO.
  6. L’allocation des crédits dans le budget annexe pour la réalisation du projet d’extension de la ville de Kinshasa.

Enfin, le député Eshiba Kasemuana Patrick appelle à une révision urgente des priorités budgétaires pour donner une place centrale à la formation professionnelle

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.