Par Patient MBY
Au moins sept (7 ) corps de motocyclistes ont été découverts ce jeudi, à Kisanfu, une localité située à environ 55 kilomètres de la ville de Kolwezi, dans la province du Lualaba. Cette information a été confirmée par la société civile locale dans une interview exclusive accordée à REPORTER.CD.
Mexa Mukanya, président de la société civile de la cité de Kisanfu, précise qu’au total 14 motocyclistes opérant sur la ligne Kisanfu-Kisangala sont portés disparus. Ces 7 corps inertes ont été retrouvés par un habitant parti à Kisangala, à environ 2 kilomètres de Kisanfu pour ses courses personnelles avant qu’il alerte la société civile.
Les circonstances de leur mort restent inconnues. Toutefois, Mexa Mukanya indique que ces exploitants motos ont l’habitude d’exercer des longues distances avec des passagers. Il signale par ailleurs que la localité de Kisanfu vit dans une spirale d’insécurité.
Il y a peu, une vive tension exacerbée par les accrochages entre les militants du parti Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC) et un revendeur des produits pétroliers. Après une brève altercation, un militant de l’UNAFEC avait mis le feu sur ce revendeur. Ce conflit avait dégénéré entre les partisans de l’UNAFEC et ceux de l’UDPS, allant jusqu’à la démolition du siège du parti présidentiel dans ce coin de la province du Lualaba.
Face à l’insécurité persistante, le chef de la société civile locale a annoncé avoir déjà saisi le ministre provincial de l’Intérieur de tous les faits qui se sont déroulés à Kisanfu ces derniers jours, en demandant le renforcement des effectifs de policiers affectés à Kisanfu.
Il dénonce également le comportement de certains agents de l’ordre qui ont abandonné leur mission régalienne pour se tourner vers la mine, laissant un vide sécuritaire.
« Et aussi une inquiétude, nous avons plusieurs services qui sont affectés ici à Kisangala-Kisanfu, en l’occurrence les militaires des FARDC. Mais malheureusement, c’est que tous ces militaires et les policiers ne savent plus assumer leur rôle de manière responsable. Ils se sont retrouvés aujourd’hui dans la mine, en train d’exploiter, en train de faire travailler les gens. Ils ont failli à leur mission républicaine de sécuriser la population et ses biens », a déploré Mexa Mukanya dans une interview téléphonique avec REPORTER.CD.
La société civile espère une solution rapide des autorités pour mettre fin à l’insécurité dans cette cité devenue l’épicentre des tensions, de l’intolérance et de la justice populaire.













