Lualaba : les ressortissants chinois accusés de piller les minerais à Kisankala

Lualaba : les ressortissants chinois accusés de piller les minerais à Kisankala

L’exploitation minière en République démocratique du Congo reste entachée de plusieurs irrégularités. Dans la localité de Kisankala, à Mutshatsha, au Lualaba, cœur battant du cuivre et du cobalt, la société civile Eben-Ezer dénonce une exploitation illicite des minerais par des sujets chinois dans les concessions minières appartenant au géant minier Eurasian Resources Group.

Par la rédaction

Dans son alerte consultée ce mardi 16 juin par REPORTER.CD, la société civile indique qu’au moins 150 camions chargés de minerais quittent Kisankala vers les usines de traitement, dont Thomas, Amical et Jovi, situées à 3 kilomètres de la localité de Kisanfu.

Ces minerais sont extraits clandestinement dans les sites miniers de Comide et Swanemine du groupe ERG par des ressortissants chinois. À en croire la même source, ces exploitants illégaux bénéficient de la protection d’hommes en uniforme. Depuis un moment, souligne la société civile, le groupe ERG, propriétaire de ces carrières, en a perdu le contrôle, ce qui a provoqué un envahissement sans précédent.

« Nous sommes dans une concession appartenant au groupe ERG, dans la partie Comide et Swanemine. Actuellement, le groupe ERG n’a plus le contrôle de sa concession suite aux envahissements perpétrés par les Chinois, en complicité avec certains individus, dont des nationaux, qui sont sécurisés par la Garde républicaine », a noté la société civile dans son alerte.

En conséquence, l’expédition de ces cargaisons de minerais vers les lieux de traitement provoque des embouteillages inouïs sur la route nationale numéro 39. Des bouchons qui impactent négativement la vie des populations locales vivant de l’agriculture et des échanges commerciaux.

Ces Chinois ne possèdent aucun cahier des charges. Cette exploitation, au détriment de la population locale, est à l’origine de « pollutions de l’air, de l’environnement et des cours d’eau », détériorant les conditions de vie de cette dernière. La société civile appelle les autorités à se pencher sur cette question afin de privilégier les intérêts des autochtones.

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