Par Patient MBY
Un nouveau massacre a été perpétré dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Vingt-cinq personnes ont été tuées : quinze dans la journée de mercredi et dix autres corps ont été découverts dans la matinée de ce jeudi 20 novembre. Plusieurs habitants sont également portés disparus dans la localité de Matoto, alerte la société civile locale à REPORTER.CD.
Selon Ezéchiel Visombwere Kambale, activiste des droits humains et cadre de la société civile de Lubero, le bilan s’élève à vingt-cinq civils exécutés sommairement à la machette par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) et leurs alliés, lors de leur incursion dans la localité de Matoto. Les dix corps découverts ce jeudi l’ont été par un paysan vers 6 heures, heure locale, sur l’axe routier Centre Wuyenga–Buranda, à environ 5 kilomètres de l’agglomération de Wuyenga, dans le groupement de Luhongo, chefferie de Baswagha.
Des maisons ont été incendiées et des biens pillés. Les corps des victimes gisent encore au sol, portant de profondes plaies béantes. Le bilan pourrait s’alourdir, les fouilles se poursuivant dans la zone. Ces tueries interviennent cinq jours seulement après un autre carnage, où vingt-huit personnes avaient été assassinées par les ADF, dont dix-sept femmes, enfants et membres du personnel soignant, au sein de l’hôpital de Byambwe, dans le même territoire de Lubero.
La société civile dénonce l’indifférence des autorités et l’absence de mesures offensives pour mettre fin aux exactions des ADF et protéger les populations locales. La situation sécuritaire demeure extrêmement instable dans cette partie du territoire, devenue un théâtre récurrent d’attaques attribuées aux rebelles islamistes ougandais ADF.













