Un bras de fer se profile entre la mairie de la ville de Lubumbashi et la coalition article 64 sur la date du 15 septembre où l’opposition a prévue d’organiser une marche « pacifique » contre le changement de la Constitution.
Par Patient MBY
Alors que la maire de la ville, Joyce Tunda Kazadi a interdit la marche de la plateforme politique de l’opposition, la Coalition article 64 (C-64), prévue le 15 septembre 2026, pour protester contre le projet de changement de la Constitution et défendre « l’État de droit », la plateforme politique conteste cette décision, évoquant l’article 26 de la Constitution.
La C-64 rejette cette mesure qu’elle qualifie de « manifestement illégal » et maintient sa manifestation du 15 septembre, dont un sit-in est prévu au siège l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga.
Dans une correspondance datée du jeudi 10 septembre, adressée aux partis politiques de l’opposition, notamment Alliance pour le changement, Ensemble pour la République et Envol, avec copie pour information aux autorités provinciales, l’hôtel de ville a proscrit cette manifestation, rappelant sa mesure du 3 juillet dernier portant interdiction formelle des manifestations et rassemblements publics dans sa juridiction.
« J’ai le regret de vous informer que je ne saurais donner une suite favorable à votre demande, au regard des dispositions contenues dans mon Communiqué n°018/BUR-MAIRE/VILLE/L’SHI/2026 du 31 août 2026, relatif au rappel de l’application du communiqué n°014/BUR-MAIRE/VILLE/L’SHI/2026 du 3 juillet 2026 portant interdiction des manifestations publiques sur toute l’étendue de la ville de Lubumbashi », a écrit la maire de la ville, Joyce Tunda Kazadi, appelant les opposants à se conformer à cette décision.
Le 7 septembre, la C-64 avait saisi la mairie de Lubumbashi au sujet de l’organisation d’une manifestation « pacifique » dans la ville, conformément au mot d’ordre de la conférence des présidents. Cette marche visait à réaffirmer l’attachement de cette plateforme politique, regroupant notamment Moïse Katumbi, Delly Sessanga, Martin Fayulu et Augustin Matata Ponyo, à l’ordre constitutionnel et à l’État de droit.
Mercredi dernier, la C-64 avait dénoncé la brève interpellation du militant Lenge de l’A-ch par les services de la mairie, alors qu’il déposait la lettre annonçant la marche du 15 septembre.













