Maladie à virus Ebola : Goma et Bukavu, 2 villes de plus en plus coupées du reste du monde après la fermeture de la frontière rwandaise

Depuis plusieurs mois, Goma, Bukavu et d’autres agglomérations sous emprises du M23 traversent une période très difficile.

Par Reporter. CD

Les 2 chefs-lieux du Nord-Kivu et Sud-Kivu aujourd’hui sous contrôle de la rébellion tournent au ralenti. D’abord, les aéroports de Goma et de Kavumu ne fonctionnent plus depuis début 2025 et les banques ont fermé leurs portes depuis la même période. L’économie qui vacille est très touchée et la population vit dans l’incertitude. Dans les faits, les 2 villes semblent de plus en plus isolées.

La situation est encore plus compliquée aujourd’hui car une grande partie des échanges passait par le Rwanda. Les habitants dépendaient de cette connexion pour faire entrer des marchandises, des produits essentiels et même des devises. Goma et Bukavu vivaient en grande partie de ces échanges transfrontaliers pour alimenter le commerce et assurer certaines activités quotidiennes.

Mais avec la confirmation d’un cas d’Ebola à Goma depuis quelques jours, les autorités rwandaises ont fermé les principaux postes frontaliers, notamment celui entre Goma et Gisenyi (Rwanda). Cette décision a stoppé les mouvements entre les 2 pays. Du coup, un canal important pour l’économie locale s’est brusquement arrêté, rendant encore plus difficile la circulation des biens et des personnes.

Cette fermeture ne peut qu’avoir de lourdes conséquences conséquences sur la population. Plusieurs voyageurs sont bloqués, et de nombreuses agences de transport ont suspendu leurs activités sur les axes reliant le Rwanda à d’autres villes comme Beni et Butembo via l’Ouganda. Les déplacements sont devenus compliqués dans une région déjà marquée par l’insécurité.

À Bukavu aussi, la situation est similaire. La ville dépend elle aussi des échanges régionaux pour son fonctionnement économique surtout dans ce contexte de la guerre du M23. Avec ces blocages, les 2 villes se retrouvent encore plus coupées du reste de la région et ne savent à quel saint se vouer pour compenser cette perte.

Aujourd’hui, Goma et Bukavu font face à une situation de plus en plus intenable. Face à la fermeture des frontières, les difficultés économiques qui remontent déjà à plusieurs mois, le manque de liquidités et les problèmes de transport, les habitants vivent l’une des périodes les plus difficiles de ces dernières années. Et, l’arrivée d’Ebola vient encore rallumer davantage le feu dans une situation déjà intenable.

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