Par Charles Muhindo
Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, a de nouveau été endeuillé par une attaque attribuée aux ADF. Au moins 13 civils ont été tués dans la soirée du vendredi 7 août 2026 à Banana École, au PK20 de Mambasa-centre, dans le groupement Bapongomo. Plusieurs autres personnes ont été emportées par les assaillants.
Selon les informations recueillies sur place, l’attaque s’est produite vers 19 heures. Les assaillants ont également incendié une partie du village ainsi que deux véhicules. Une organisation locale de défense des droits humains indique que 13 corps ont déjà été retrouvés après l’attaque.
Le bilan s’est alourdi samedi matin. Vers 6 heures, deux autres personnes, un homme et son épouse, auraient été emportées par les assaillants, portant à 14 le nombre de personnes prises en otage, selon les mêmes sources.
« À ce stade, 13 corps ont déjà été recensés, tandis que plusieurs personnes auraient été prises en otage. La structure Je suis Kivu condamne fermement cette nouvelle tragédie et exprime sa solidarité aux familles des victimes », rapporte l’organisation locale.
Cette nouvelle attaque intervient quelques jours après la découverte de dix corps dans une église des Frères en Christ à Munguiko, toujours dans le territoire de Mambasa. Ces fidèles auraient été tués par les ADF entre le 30 et le 31 juillet alors qu’ils participaient à une veillée de prière. Plusieurs autres personnes restent portées disparues depuis cette attaque.
Le territoire de Mambasa fait ainsi face à une nouvelle série d’attaques attribuées aux ADF. Le 27 juillet dernier, le corps de Katembo Mutsopi Vianney avait également été retrouvé sur l’axe Makumo-Mantumbi. Il aurait été tué lors d’une attaque attribuée au même groupe, selon des sources locales.
Ces nouveaux cas s’ajoutent aux autres attaques enregistrées ces dernières semaines dans plusieurs zones de Mambasa. Meurtres, enlèvements et incendies de biens rythment la vie des habitants, confrontés aux violences des ADF alors que les opérations militaires contre ce groupe armé se poursuivent depuis plusieurs années.
Pour les acteurs locaux, la protection des civils doit rester une priorité pour les autorités, alors que les populations demeurent particulièrement exposées dans les zones où la présence des services de sécurité est limitée.













