Maniema : L’état critique de la RN1 paralyse le trafic et asphyxie l’économie locale

Par R. Lebisabo

La situation est critique sur la Route Nationale numéro Un (RN1) dans la province du Maniema. La coordination de la société civile de Lubutu alerte sur le blocage de nombreux véhicules, embourbés depuis plus de trois jours sur les tronçons Kisangani-Lubutu et Lubutu-Walikale. Le délabrement avancé de ces axes routiers d’intérêt national menace gravement la circulation et les échanges commerciaux dans la région.

S’exprimant ce vendredi 25 juillet 2025, Jean-Pierre Mumbere, porte-parole de l’organisation citoyenne, a souligné que la dégradation de la RN1 est une conséquence directe des pluies régulières qui s’abattent sur la région, mais aussi et surtout du manque criant d’entretien de ces tronçons par le gouvernement. Ce silence des autorités face à une problématique aussi pressante inquiète profondément la population, a-t-il affirmé.

Les répercussions économiques sont déjà palpables : le blocage des véhicules sur cette artère vitale, qui relie les villes de Kisangani et Bukavu, est à l’origine d’une hausse significative des prix de plusieurs produits de première nécessité, notamment le sel.

Face à cette problématique urgente, la société civile lance un plaidoyer auprès des autorités provinciales et nationales, les exhortant à s’impliquer sans délai dans la réhabilitation de ces tronçons de la RN1. L’objectif est de permettre une libre circulation des véhicules et de favoriser ainsi un bon déroulement des échanges commerciaux essentiels entre les provinces de la Tshopo, du Sud-Kivu et du Maniema.

Jean-Pierre Mumbere a également exprimé des interrogations sur la gestion des fonds routiers : « Pour atteindre Kisangani, il faut maintenant au-delà de trois jours. Nous nous demandons où va l’argent perçu par la Direction Générale des Recettes du Maniema (DGRMA) dans le secteur d’entretien routier. Le passage des poids lourds de la société minière Alphamine détruit fortement la route, et quand nous essayons de leur poser la question sur la raison pour laquelle leurs engins détruisent la route, elle dit qu’elle verse les taxes au gouvernement. » Cette déclaration met en lumière le besoin de transparence et de coordination entre les acteurs pour l’entretien des infrastructures.

Il est à noter que plusieurs routes sont actuellement en état de délabrement avancé dans la partie Orientale de la RDC, à l’instar des tronçons Kisangani-Ituri, Kisangani-Lubutu ou encore Bukavu-Lubutu, rendant leur réhabilitation indispensable pour le développement de la région.

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