Par Patient MBY
Le massacre survenu dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet, dans la localité de Komanda, dans le territoire d’Irumu en Ituri, continue à faire couler des condamnations au niveau national comme à l’international. La Conférence Épiscopale Nationale Congolaise (CENCO) a, dans un communiqué rendu public ce lundi, exprimé sa consternation face à ces actes.
D’après les informations sur place, ces tueries massives ont été perpétrées par les rebelles islamistes ADF contre une quarantaine de fidèles catholiques réunis au sein de la paroisse Bienheureuse Anuarite de Komanda, dans le diocèse de Bunia. La CENCO a exprimé sa « proximité spirituelle » aux victimes et aux blessés dans cette attaque terroriste.
Par ailleurs, elle condamne ce carnage « ignoble » tout en communiant avec les familles endeuillées. La CENCO s’étonne que ce drame se produise dans une province sous état de siège depuis 2021, et où les Forces mutualisées FARDC-UPDF mènent des opérations de traque contre les ADF actifs dans cette région, ainsi que la présence de la MONUSCO depuis des décennies.
« Paradoxalement, dans ces provinces que nous assistons continuellement aux massacres et enlèvements des personnes humaines. Fort malheureusement, ce fléau de violation récurrente de la vie humaine semble être un fait banal qui alimente simplement la chronique dans la presse tant locale qu’internationale », a écrit la Conférence Épiscopale Nationale Congolaise dans un document consulté par REPORTER.CD.
En parallèle, la CENCO exprime sa stupeur face à l’incapacité des autorités en charge de la sécurité de fournir une identification correcte des responsables de ces tueries. Elle s’interroge également : « Ces tueurs en série ont-ils un cahier des charges ? À qui profitent ces crimes perpétrés depuis plusieurs années sur des paisibles citoyens ? ».
La CENCO a à cette occasion annoncé l’intégration de la problématique des groupes armés endogènes et exogènes, en l’occurrence les ADF, dans le cahier des charges du Pacte social pour la paix et le vivre-ensemble pour trouver une solution holistique à la crise sécuritaire endémique dans l’Est du pays. Elle appelle le gouvernement à lancer des enquêtes pour dénicher les véritables auteurs de ce massacre.













