Par Joël Eben Kodjo
Vingt-deux personnes ont été victimes d’explosions d’engins de guerre dans plusieurs villages du Nord-Kivu entre février et mai 2025. L’information a été communiquée à la presse ce vendredi 9 mai par Bahati Zaria, chef des opérations de la Synergie de Lutte Antimines (SLAM).
Selon la SLAM, parmi les victimes, six enfants ont perdu la vie et seize autres personnes, majoritairement des enfants scolarisés, ont été blessées.
La même source précise que ces incidents se sont principalement produits dans des zones de retour des populations déplacées, notamment à Saké, Kibirizi, Kanyabayonga, Kitshumbiro, ainsi que dans le quartier Bujovu de la ville de Goma.
Cet expert en engins explosifs a lancé un appel à la vigilance à la population, en particulier celle vivant dans les zones anciennement occupées par des groupes armés. Il a insisté sur la nécessité de faire preuve de prudence lors des déplacements et des activités agricoles.
Alors qu’un retour progressif des populations locales vers leurs villages d’origine est observé, la présence d’engins explosifs représente un défi majeur, transformant ce retour en un véritable parcours semé d’embûches.













