Par Héritier T
L’organisation non gouvernementale Médecins Sans Frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme ce mercredi 30 juillet face à la recrudescence alarmante des violences sexuelles perpétrées contre les femmes dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République Démocratique du Congo.
MSF révèle des chiffres inquiétants : en 2024, près de 40 000 femmes victimes de violences sexuelles ont été prises en charge dans leurs structures sanitaires à Goma et ses environs. « Chaque semaine, des centaines de survivantes de violences sexuelles franchissent les portes de nos structures à Goma », précise l’organisation, soulignant l’ampleur continue de cette crise humanitaire.
La situation ne s’est pas améliorée en 2025. MSF note que la dégradation sécuritaire a contraint de nombreux autres acteurs de santé à quitter la zone, laissant un vide crucial dans l’assistance aux victimes. Face à ce défi, MSF réaffirme son engagement indéfectible à fournir un soutien médical, psychologique et humain aux survivantes de ces violences au Nord-Kivu.
Cette recrudescence des cas d’enlèvements et de viols est particulièrement marquée depuis la prise de la ville de Goma par les rebelles du M23 en janvier dernier, aggravant un contexte humanitaire déjà fragile dans la région.













