Par Héritier T
La situation sécuritaire dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu, demeure une source de vive préoccupation. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a révélé dans son rapport du 11 juillet, consulté ce mercredi 16 juillet 2025, de nouveaux déplacements massifs de populations survenus au mois de juin en raison de l’intensification des affrontements armés.
Selon OCHA, plus de 3 600 personnes ont été contraintes de fuir la localité de Bukombo, située au sud de Rutshuru. Ces déplacements sont la conséquence directe de l’escalade des combats entre groupes armés, forçant les habitants à chercher refuge à l’hôpital de référence de Birambizo ou auprès de familles d’accueil.
Le rapport fait également état de lourdes pertes civiles. Le 5 juin, cinq civils ont été tués par des hommes armés dans les villages de Kakuka et Muhanga, également situés dans le territoire de Rutshuru, soulignant la brutalité et la persistance des violences contre les populations non-combattantes.
L’intensification des combats s’est poursuivie du 16 au 29 juin, touchant plusieurs localités des groupements de Bukombo, Mutanda et Kihondo. Ces affrontements ont causé un mort et six blessés, ces derniers ayant pu être pris en charge par des partenaires humanitaires dans les structures de santé de Nyanzale et Katsiru. Cette dégradation du climat sécuritaire a également provoqué un déplacement massif de la population vers les zones de Mweso, Kashuga, Katsiru et Nyanzale centre, exacerbant la crise humanitaire.
En plus des déplacements, l’accès des populations à leurs champs demeure sévèrement restreint dans le territoire de Rutshuru. Cette entrave directe aux activités agricoles a considérablement aggravé des conditions de vie déjà précaires pour des milliers de familles. OCHA souligne que le contexte sécuritaire reste « extrêmement tendu », faisant peser une menace constante sur la survie et la sécurité des habitants de cette région déchirée par les conflits.













