Par MEDINA
À l’occasion de la 10137ᵉ séance du Conseil de sécurité ce mercredi 15 avril 2026, l’ambassadrice de la République démocratique du Congo, Jocelyne Kabengele Luku, a livré un plaidoyer de haute volée. Entre exigence de fermeté face aux groupes armés et planification du désengagement onusien, Kinshasa trace la voie d’une transition sécuritaire sans « vide ».
Sous la présidence maltaise du Conseil de sécurité, la voix de la RDC a résonné avec une clarté nouvelle. Alors que le mandat de la MONUSCO court jusqu’en décembre 2026, l’ambassadrice Jocelyne Kabengele Luku a structuré l’intervention congolaise autour d’une priorité absolue qui se résume sur l’efficacité réelle sur le terrain.
Pour la diplomate congolaise, le maintien de la paix ne peut plus se contenter de demi-mesures. Elle a ainsi défini trois axes non négociables à savoir :Des mandats réalistes ;Fini les objectifs flous. La RDC exige des ressources adéquates et une adaptabilité immédiate aux menaces changeantes de l’Est, La protection des civils comme cœur battant Face aux massacres persistants, Kinshasa appelle la MONUSCO à adopter une posture offensive et proactive. Les populations ne veulent plus d’une force d’observation, mais d’un bouclier actif et le renforcement des partenariats régionaux; L’accent a été mis sur une synergie accrue avec l’Union Africaine et la SADC, actant l’importance des solutions africaines aux crises sécuritaires.
Le dossier du désengagement de la mission onusienne a naturellement dominé les échanges. Fidèle à la ligne du gouvernement, l’ambassadrice a réaffirmé la volonté de voir les Casques bleus se retirer, mais pas à n’importe quel prix.
« Mon gouvernement réaffirme sa volonté de voir ce retrait s’opérer de manière responsable, ordonnée et durable, afin d’éviter tout vide sécuritaire », a-t-elle martelé.
Cette transition doit, selon elle, s’accompagner d’une montée en puissance des forces républicaines pour garantir qu’aucun millimètre de territoire ne retombe entre les mains des groupes armés après le départ de l’ONU.
Notons que, Jocelyne Kabengele Luku a rappelé une vérité fondamentale, la solution n’est pas uniquement militaire. Elle a exhorté le Conseil de sécurité à soutenir les efforts politiques visant à traiter les causes profondes du conflit, tout en exigeant le respect strict de la souveraineté nationale de la RDC. Un message clair adressé aux soutiens extérieurs des groupes armés que la paix durable passe par la fin de l’ingérence et de l’impunité.












