Paix, souveraineté et minerais : Tshisekedi et Ramaphosa resserrent les rangs

Paix dans l’Est de la RDC, repositionnement des forces internationales et valorisation stratégique des ressources minières : à Addis-Abeba, les échanges entre Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et le président sud-africain Cyril Ramaphosa ont mis en lumière la volonté de renforcer une réponse africaine concertée face aux défis sécuritaires et économiques du continent

Par Pierre Kabakila

En marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, à Addis-Abeba, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est entretenu, ce dimanche avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, autour des enjeux sécuritaires et économiques affectant la région des Grands Lacs.

Selon les informations fournies par la présidence RDC sur son compte X, les échanges ont porté notamment sur la coopération bilatérale, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et l’accompagnement de l’Afrique du Sud dans les initiatives de paix en cours. La question du retrait progressif du contingent sud-africain de la MONUSCO a également été abordée, dans un contexte de recomposition de la présence internationale sur le terrain.

Cette rencontre intervient dans la foulée des déclarations du chef de l’État sud-africain, qui a récemment exprimé ses préoccupations face à l’aggravation de la crise humanitaire et sécuritaire dans l’Est congolais, condamnant l’expansion territoriale de la rébellion de l’AFC/M23 dans les provinces du Kivu. Pretoria a réaffirmé son attachement au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.

Au-delà du volet sécuritaire, les deux dirigeants ont mis en avant la nécessité pour les pays africains d’adopter une approche concertée sur la gestion des minéraux critiques.

Une orientation stratégique visant à faire de ces ressources un levier de paix, de stabilité et de développement économique partagé.


Dans cette dynamique, le Président Tshisekedi a rappelé la vision congolaise axée sur la transformation locale des ressources, la traçabilité, la création de chaînes de valeur régionales et la construction de partenariats équitables, rompant avec le modèle d’exportation brute.


Les deux chefs d’État ont enfin réaffirmé leur engagement en faveur d’un multilatéralisme fondé sur des principes, en phase avec les priorités continentales définies par l’Union africaine dans le cadre de Agenda 2063.

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