Procès Yav à la Haute Cour militaire : le général Fall Sikabwe disculpe Philémon Yav et contredit l’accusation de trahison

Procès Yav à la Haute Cour militaire : le général Fall Sikabwe disculpe Philémon Yav et contredit l’accusation de trahison

Entendu comme renseignant devant la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Fall Sikabwe Asinda a livré un témoignage clé dans le procès de Philémon Yav. Loin de corroborer les charges de collusion avec le Rwanda, le directeur général de l’AFRIDEX a affirmé que l’ancien commandant de la 3ᵉ zone de défense était au contraire une cible prioritaire de l’armée rwandaise, mettant à mal la thèse soutenue par l’accusation devant la justice militaire congolaise

Par Medina

Alors que l’auditeur général poursuit l’ancien commandant de la 3ᵉ zone de défense pour trahison, l’accusant de collusion avec des éléments rwandais, le haut gradé a livré une version radicalement différente. Selon lui, Philémon Yav serait plutôt considéré comme une cible prioritaire par l’armée rwandaise, laquelle aurait tenté à plusieurs reprises de l’éliminer.

Le lieutenant-général Fall Sikabwe Asinda a soutenu que l’hostilité des autorités rwandaises à l’égard de l’officier congolais ne date pas d’hier, évoquant plusieurs épisodes illustrant cette animosité persistante.

Il a notamment révélé qu’en 2022, au Nord-Kivu, le Rwanda aurait adressé un ultimatum à six officiers généraux congolais, leur enjoignant de se retirer immédiatement des opérations militaires sous peine d’exécution. Parmi les officiers visés figuraient le lieutenant-général Constant Ndima, le lieutenant-général Yav Irung Philémon, le général-major Peter Cirimwami, le général-major Sylvain Ekenge, le général de brigade Tshinkobo Mulamba Ghislain et le général de brigade John Chinyabuguma.

La défense exige des preuves palpables, tandis que l’accusation souligne que le général yav a reconnu avoir reçu les messages sans en tenir informer à sa hiérarchie des FARDC. Pendant ce temps, le ministère public demande désormais une expertise technique afin d’analyser les échanges, notamment ceux attribués à l’entourage du général rwandais James kabarebe et ses proches.

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