Par Patient MBY
Le directoire du parti Ensemble pour la République a condamné les propos du général Sylvain Ekenge Bomusi, porte-parole des FARDC, jugés discriminatoires à l’égard des femmes de l’ethnie tutsie, tenus samedi 27 décembre dernier, sur la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC).
Dans un communiqué publié ce lundi, Ensemble pour la République rappelle que, dans un contexte de tensions sécuritaires graves, les sorties médiatiques de chaque haut responsable de l’État ou de l’armée doivent refléter le sens de responsabilité, la conscience, la retenue et le respect strict des principes républicains pouvant favoriser le vivre-ensemble. Selon le parti, les propos « stigmatisants » du général Ekenge pourraient susciter de l’inquiétude, de la douleur et un sentiment de rejet au sein de cette communauté.
Malgré la décision de la hiérarchie militaire de suspendre Sylvain Ekenge, le directoire de ce parti appelle à des sanctions judiciaires contre ce haut responsable de l’armée.
« Toutefois, une suspension administrative, aussi nécessaire soit-elle, ne saurait constituer une réponse suffisante à la gravité des faits reprochés, surtout dans un contexte où l’opinion publique est trop souvent confrontée à des mesures provisoires sans suite réelle. C’est pourquoi le Directoire estime indispensable que la justice soit pleinement saisie et qu’elle conduise son action jusqu’à son terme, en toute indépendance. Les propos tenus doivent être examinés à l’aune des lois de la République, notamment celles réprimant le racisme, l’ethnicisme et les discours de haine », a écrit Ensemble.
La famille politique de Moïse Katumbi insiste sur un langage d’unité, d’inclusion et de dignité pour construire une paix durable et la cohésion nationale, et réaffirme son engagement à demeurer aux côtés de tous les Congolais sans exception.













