Par Patient Mubiayi MBY
Alors que des négociations directes entre le gouvernement congolais et le M23 sont envisagées sous la médiation de l’Angola, l’Association Congolaise d’Accès à la Justice (ACAJ) insiste sur la nécessité de traduire en justice les auteurs des crimes commis dans l’est de la RDC.
L’ACAJ souligne qu’aucun accord politique ne doit accorder d’amnistie aux responsables de crimes graves tels que les viols massifs, les exécutions sommaires, les enlèvements, les disparitions forcées, l’enrôlement d’enfants et les attaques contre des civils et les casques bleus.
L’organisation appelle la justice nationale et internationale à se saisir des dossiers, affirmant qu’il ne peut y avoir de paix durable sans que justice ne soit rendue aux victimes. « Ils devront rendre compte de leurs actes devant la justice nationale ou internationale. Car il n’y aura pas de paix sans justice rendue préalablement aux victimes des crimes graves. L’ACAJ reste mobilisée sur cette question », a déclaré l’ACAJ sur son compte X.
La RDC souhaite des sanctions contre les responsables du M23 impliqués dans les violences sexuelles, les tueries et autres atrocités. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a appelé les témoins à fournir des éléments de preuve. Des mandats d’arrêt ont été émis contre Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, et le gouvernement a offert une récompense de 5 millions de dollars pour leur arrestation.













