RDC-Chine : Louis Watum Kabamba impulse la transformation locale des minerais à Tianjin

RDC-Chine : Louis Watum Kabamba impulse la transformation locale des minerais à Tianjin

Par Emmanuel Medina

La République démocratique du Congo (RDC) entend changer de paradigme dans la gestion de ses ressources minérales. En marge de la 28ᵉ édition de la China Mining Conference and Exhibition, qui s’est ouverte jeudi 10 septembre 2026 à Tianjin, la délégation congolaise, menée par le ministre des Mines Louis Watum Kabamba, a fermement défendu une transition vers la transformation locale de ses richesses souterraines.

Placé sous le thème d’une « Coopération gagnant-gagnant, verte et intelligente », ce rendez-vous international qui se clôturera le 12 septembre sert de tribune à Kinshasa pour promouvoir un nouveau modèle économique.

Intervenant lors du Forum RDC-Chine organisé pour l’occasion, Louis Watum Kabamba a insisté sur le fait que la performance minière de la RDC ne doit plus être évaluée au seul volume de minerais exportés bruts. Le pays ambitionne désormais de restructurer sa chaîne de valeur pour imposer le traitement et le raffinage de ses minerais sur le sol national.

« L’enjeu est désormais de passer progressivement d’une économie fondée principalement sur l’exportation des matières premières à une économie minière créatrice de valeur ajoutée et porteuse d’industrialisation », soutient le ministère.

Cette nouvelle orientation stratégique vise trois objectifs majeurs à savoir la création d’emplois qualifiés et pérennes pour la jeunesse congolaise, le transfert effectif de technologies de pointe grâce aux partenariats internationaux et le renforcement de la participation et de la compétitivité des entreprises locales dans l’écosystème minier.

Pour concrétiser cette vision, la RDC a déployé une diplomatie économique offensive à travers un pavillon d’exposition qui suscite l’intérêt des industriels et des investisseurs chinois. Le pays met en avant la diversité et l’abondance de son potentiel géologique tout en exposant l’expertise de ses structures techniques.

Le grand complet des institutions sous tutelle du ministère des Mines participe à l’événement : le Cadastre Minier (CAMI), le Centre d’Évaluation, d’Expertise et de Certification (CEEC), le Service Géologique National du Congo (SGNC), le Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE), l’Inspection Générale des Mines (IGM), la Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière (CTCPM), la Générale des Carrières et des Mines (GÉCAMINES) et enfin le Fonds de Promotion de l’Industrie Minière (FOMIN)

Ces entités s’attellent à offrir une meilleure visibilité aux investisseurs sur le cadre légal et opérationnel congolais, tout en soulignant la complémentarité entre les réserves naturelles du pays et le savoir-faire industriel de la Chine en matière d’infrastructures et de logistique.

À Tianjin, le message des autorités congolaises se veut sans équivoque : transformer davantage pour développer durablement. Ce virage s’inscrit directement dans la ligne politique édictée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce dernier a fait du secteur des ressources naturelles le levier prioritaire de la diversification de l’économie nationale et de l’essor industriel de la RDC.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.