RDC : Claudel Lubaya dénonce « une dérive autoritaire » après l’interpellation d’Aubin Minaku

L’opposant congolais Claudel Lubaya a vivement réagi, ce dimanche, à l’interpellation de Aubin Minaku, qu’il qualifie d’« enlèvement opéré manu militari », dénonçant ce qu’il considère comme une nouvelle illustration de la dérive autoritaire du régime en place.

Dans une publication sur son compte X, l’ancien député affirme qu’Aubin Minaku, cadre du PPRD, ne constituait « aucune menace pour l’ordre public » et qu’il était « aisément localisable à son domicile légalement connu ». Il estime dès lors que l’opération menée de nuit, avec un important déploiement de forces armées, viole les principes de nécessité et de proportionnalité ainsi que les garanties constitutionnelles contre les arrestations arbitraires.

Claudel Lubaya inscrit cet événement dans une dynamique plus large de répression politique. Il compare la situation actuelle en République démocratique du Congo à certaines périodes sombres de l’histoire contemporaine, évoquant notamment le règne de Hassan II au Maroc et la multiplication des détenus politiques.

Selon lui, le régime du président Félix Tshisekedi serait en train de « se constituer son propre palmarès » de prisonniers et d’exilés politiques.
L’opposant affirme que cette « dérive autoritaire » se manifeste par des actes répétés visant, selon ses termes, à installer « la peur et la terreur comme modes de gouvernement », tout en criminalisant l’opposition politique. Il estime que les opposants sont désormais traités comme des menaces sécuritaires plutôt que comme des acteurs légitimes de la vie démocratique.

Dans sa déclaration, Claudel Lubaya rappelle plusieurs dispositions de la Constitution congolaise, notamment les articles 22, 23 et 37, qui garantissent la liberté de pensée, d’opinion, d’expression et d’activité politique. Il souligne également que ces pratiques contreviendraient aux engagements internationaux de la RDC, en particulier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Claudel Lubaya appelle enfin à la libération immédiate d’Aubin Minaku ainsi que de toutes les personnes qu’il considère comme injustement privées de liberté pour leurs opinions ou leurs engagements politiques. « La démocratie ne saurait s’exercer sous la contrainte ou la peur », conclut-il, estimant qu’un État qui emprisonne ses opposants pour leurs idées « renie l’ordre public au lieu de le protéger ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.