Par R. Lebisabo
Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a posé un ultimatum clair concernant le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T). Lors de la 49e réunion du Conseil des ministres, tenue le 27 juin 2025, le Chef de l’État a exigé que la remise des ouvrages de la première phase de ce programme soit effective avant le 31 décembre 2025.
Ce programme ambitieux incarne la vision présidentielle d’un développement à la base, se voulant équitable, inclusif et durable. Il vise à corriger les inégalités historiques entre les milieux urbains et ruraux, tout en assurant une présence durable de l’État dans l’ensemble des territoires du pays.
Le Conseil des ministres a rappelé que, dans sa première phase, le PDL-145T s’est prioritairement concentré sur la construction de bâtiments administratifs à travers le pays, des infrastructures destinées à « transformer profondément la vie quotidienne de nos populations ». L’échéancier du 31 décembre 2025 pour la fin de cette phase avait déjà été clairement réaffirmé parmi les résolutions de la 12ème session de la conférence des gouverneurs de province.
Cependant, le Conseil a également souligné que plusieurs ouvrages ne sont pas encore achevés, une situation qui pourrait compromettre le respect des délais si des mesures d’urgence ne sont pas prises.
Face à ce constat, le Président de la République a instruit la Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, de mobiliser tous les ministères en charge de l’exécution de ce programme. L’objectif est d’assurer sa pleine réussite dans les délais impartis.
Sous l’encadrement du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, les gouverneurs de province devront s’impliquer personnellement aux côtés des agences d’exécution pour accélérer les travaux restants et lever tous les goulots d’étranglement identifiés. Un rapport d’étape d’évaluation détaillé de la situation sera d’ailleurs présenté au Conseil des ministres après 60 jours, afin de suivre l’avancement de cette exigence présidentielle.












