RDC : Félix Tshisekedi ordonne la fin du harcèlement fiscal contre les entreprises

RDC : Félix Tshisekedi ordonne la fin du harcèlement fiscal contre les entreprises

Par Emmanuel Medina

Face à la multiplication des saisies intempestives de comptes bancaires et au harcèlement administratif qui asphyxient les opérateurs économiques, le chef de l’État a instruit le gouvernement de privilégier le dialogue et le respect strict des procédures légales.

Lors du 94e Conseil des ministres, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a fermement attiré l’attention du gouvernement sur les dérives administratives et financières qui plombent l’économie nationale. Le constat présidentiel est sans appel : le harcèlement fiscal menace directement l’attractivité de la République démocratique du Congo (RDC).

Poumon économique du pays, le secteur minier subit de plein fouet ces pratiques en déphasage avec la vision de développement du chef de l’État. Dans le compte rendu lu vendredi soir à la télévision nationale (RTNC) par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le constat des dommages causés sur le terrain est minutieusement détaillé.

« Cependant, cette compétitivité du secteur et l’attractivité des investissements tendent à être affectées par la multiplication des contraintes administratives et financières, notamment les saisies récurrentes des comptes bancaires, l’instabilité des prélèvements fiscaux et parafiscaux, occasionnant ainsi la hausse des coûts d’exploitation », a rapporté le ministre de la Communication et Médias.

Ces blocages à répétition créent une insécurité juridique majeure, décourageant les investisseurs internationaux et fragilisant les entreprises locales au moment où la RDC a cruellement besoin de stabiliser ses recettes.

Pour stopper cette hémorragie qui ternit l’image du pays, Félix Tshisekedi a édicté des directives claires aux membres de l’exécutif. Un rappel à l’ordre direct qui cible le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, le ministre des Finances, le ministre des Mines, ainsi que les responsables de toutes les régies financières DGI, DGDA, DGRAD et structures parafiscales.

Le gouvernement a reçu l’instruction formelle de veiller au respect rigoureux des procédures légales avant toute mise en œuvre de mesures de contrainte ou de gel des avoirs d’un opérateur économique.

La présidence de la République impose un changement radical de doctrine dans les relations entre l’État et le secteur privé. Le recours systématique à la force administrative doit céder le pas à une approche concertée et civilisée.

Les administrations sont appelées à épuiser toutes les voies de recours amiables prévues par les textes en vigueur. Le mot d’ordre est de privilégier le dialogue, la notification préalable, la conciliation et les mécanismes de règlement pacifique des litiges. Pour le patronat congolais, ce recadrage au sommet de l’État sonne comme un véritable soulagement indispensable pour restaurer la confiance et relancer durablement le climat des affaires en RDC.

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