Lors du 83ᵉ Conseil des ministres tenu ce vendredi, le Président de la République a réaffirmé son ambition de transformer le potentiel hydroélectrique du fleuve Congo en un véritable moteur de croissance. En rompant avec les promesses restées lettre morte, Félix Tshisekedi entend faire du projet Grand Inga le socle de l’industrialisation nationale et de la transition énergétique du continent.
Par Medina
Le Chef de l’État a ainsi adressé un signal fort aux investisseurs et aux partenaires régionaux. Il ne veut plus que le projet Grand Inga demeure une simple référence dans l’histoire des projets inaboutis.
Doté d’un potentiel estimé à 42 000 mégawatts, le site d’Inga constitue, selon lui, la clé pour faire de la République démocratique du Congo le principal pôle énergétique de l’Afrique.
Le Président a adopté un ton à la fois ambitieux et pragmatique. Il a insisté sur la nécessité de rompre avec les promesses non tenues du passé. Il a confié la mise en œuvre du projet à l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga, avec pour objectif de passer de la phase de réflexion à celle de l’exécution.
Au-delà de l’exportation d’électricité, le Chef de l’État place le bien-être des Congolais au centre de cette relance. Le projet vise à stimuler l’industrialisation du pays, à soutenir la transition écologique grâce à une énergie propre et renouvelable, et à améliorer l’accès à l’électricité pour les ménages.
En positionnant le pays comme une plaque tournante énergétique, Kinshasa espère stabiliser l’économie nationale grâce aux revenus du secteur énergétique.
Le gouvernement ambitionne également de renforcer l’intégration économique régionale.
Malgré les défis liés au financement, cette nouvelle impulsion politique traduit une volonté affirmée de restaurer la souveraineté énergétique de la République démocratique du Congo.












