Réagissant aux déclarations du président Félix Tshisekedi sur un éventuel troisième mandat et la révision de la Constitution, l’opposant Jean-Marc Kabund a dénoncé une gouvernance « déconnectée » des réalités du peuple congolais.Le leader de l’Alliance pour le Changement affirme que la RDC traverse une crise politique et démocratique préoccupante.
Par Pierre Kabakila
Le président du parti Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund, a vivement réagi aux récentes déclarations du chef de l’État Félix Tshisekedi portant notamment sur une éventuelle révision constitutionnelle et la question d’un troisième mandat présidentiel.
Lors d’un point de presse accordé mercredi à Kinshasa, Félix Tshisekedi avait affirmé qu’il pourrait briguer un troisième mandat « si le peuple le veut », une déclaration qui continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique congolaise. Jean-Marc Kabund a estimé que les propos du président de la République illustrent « une forme d’insouciance » face aux difficultés auxquelles sont confrontés les Congolais. L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale accuse le pouvoir de minimiser la gravité de la situation politique, sécuritaire et sociale du pays.
« Hier restera une journée sombre pour notre pays. Notre nation s’enfonce davantage dans l’incertitude, notre démocratie est en péril, et l’espoir d’un avenir meilleur s’amenuise de jour en jour », a-t-il écrit sur son compte X.
Le leader de l’A.Ch considère que les débats autour d’un éventuel changement de la Constitution risquent d’accentuer les tensions politiques dans un contexte déjà marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC et les difficultés socio-économiques auxquelles fait face la population.
Appelant à une mobilisation citoyenne, Jean-Marc Kabund a exhorté les Congolais à « se lever pour sauver le pays », dénonçant ce qu’il qualifie de dérives du régime en place.Cette sortie médiatique intervient alors que plusieurs figures de l’opposition multiplient les critiques contre la gouvernance de Félix Tshisekedi, sur fond de débats autour de l’avenir institutionnel et démocratique de la République démocratique du Congo.













