RDC : Kinshasa accepte le cessez-le-feu, les FARDC dénoncent les exactions du M23

Alors que la République démocratique du Congo a accepté le cessez-le-feu proposé par l’Angola, les tensions persistent dans l’Est. Les FARDC dénoncent des attaques terroristes ciblant les civils et maintiennent une pression constante sur les positions de la rébellion M23/AFC.

Par Médina

Kinshasa a officiellement accepté le cessez-le-feu proposé par l’Angola, visant à réduire les hostilités dans l’Est de la RDC. La coalition rebelle AFC-M23, elle, indique ne pas avoir été informée du contenu de l’accord et se dit uniquement engagée dans le processus de Doha.

Dans un communiqué publié le 14 février, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont accusé les terroristes de la coalition AFC/M23-RDF d’avoir incendié, le 11 février, plusieurs maisons dans la localité de Rusankuku, dans les hauts plateaux de Fizi-Uvira. Selon l’armée, cette opération visait à punir la population civile qui aurait refusé d’être déportée et de suivre les rebelles. Les FARDC qualifient ces actes de violations graves du Droit International Humanitaire et des Droits de l’Homme, et dénoncent la cruauté et la détermination de l’armée rwandaise et de ses suppléants à saboter le processus de paix en cours.

De son côté, la rébellion dénonce « les manœuvres dilatoires et les tentatives de manipulation du régime de Kinshasa », visant à contourner les mécanismes déjà convenus et à retarder la recherche d’une solution durable. Elle accuse également le gouvernement de privilégier l’option militaire, citant la poursuite des offensives, le recours à des mercenaires, l’usage massif de drones offensifs et le maintien d’alliances avec des forces étrangères, notamment burundaises.

Sur le terrain, les M23 sont acculés sur plusieurs fronts. Les FARDC, faisant preuve d’une résilience impressionnante, maintiennent une pression constante sur les positions ennemies. Dans la nuit du 12 février, les terroristes rwandais ont fui la colline stratégique de Buhaya, surplombant Katobi, à environ quinze kilomètres de la cité de Pinga, dans le territoire de Walikale.

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