Experts et décideurs africains se sont penchés, ce jeudi à Kinshasa, sur l’impact des Contrats de Partage de Production (CPP) dans le secteur pétrolier. L’objectif : identifier comment les États peuvent maximiser leurs revenus, attirer les investisseurs et renforcer l’intégration des entreprises et de la main-d’œuvre locales.
Par Medina
Une conférence sur les Contrats de Partage de Production (CPP) s’est tenue ce jeudi au Kin Plaza Arjaan by Rotana. Organisée par le cabinet 3M Partners & Conseils, la rencontre a rassemblé experts, décideurs publics et acteurs du secteur extractif pour analyser l’impact de ce mécanisme contractuel sur les économies africaines et la gouvernance des ressources pétrolières.
Mutshipay Le Cœur, responsable de la revue spécialisée en hydrocarbures, a ouvert la conférence en rappelant l’importance de ce débat pour la gestion des ressources énergétiques nationales. Il a salué la présence des députés, sénateurs et représentants du ministère des Hydrocarbures, ainsi que des experts venus du Gabon et d’autres pays africains.
La conférence a permis d’examiner en détail le fonctionnement des CPP, un modèle dans lequel l’État conserve la propriété des ressources tout en confiant à une compagnie l’exploration et la production, avec un partage de la production.
L’expert gabonais Gaétien Mweli a présenté les composantes clés du CPP : le « Cost Oil », qui couvre les coûts d’investissement de l’opérateur ; le « Profit Oil », correspondant au partage des bénéfices entre l’État et la compagnie ; et le contenu local, visant à intégrer les entreprises et la main-d’œuvre nationales dans la chaîne de valeur.
Les échanges ont souligné l’importance pour les États africains de maximiser leurs revenus tout en restant attractifs pour les investisseurs. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’un cadre législatif solide, de mécanismes de contrôle efficaces et de la formation de cadres nationaux capables de rivaliser en expertise avec les grandes compagnies internationales.
L’événement a également mis en lumière le rôle des CPP comme levier de souveraineté économique et d’optimisation de la gestion des ressources naturelles, dans un contexte de mutation rapide du marché énergétique mondial.
Les organisateurs ont annoncé une prochaine étape au Maroc, en mai, qui sera centrée sur la mise en pratique et l’intégration technologique des CPP. Le Royaume du Maroc, reconnu pour ses avancées dans les énergies renouvelables et la gestion rigoureuse de ses ressources, servira de cadre pour partager l’expérience et renforcer les compétences des experts africains.












