RDC : Kinshasa accuse certains manifestants d’avoir provoqué les forces de sécurité

RDC : Kinshasa accuse certains manifestants d’avoir provoqué les forces de sécurité

Au lendemain de la manifestation organisée par l’opposition à Kinshasa, le gouvernement provincial a dénoncé des violences ayant perturbé le rassemblement. Les autorités affirment que certains manifestants auraient été recrutés et instrumentalisés pour provoquer les forces de sécurité, tout en annonçant d’éventuelles poursuites judiciaires.

Par Pierre Kabakila

Le Gouvernement provincial de Kinshasa a accusé vendredi certains participants à la manifestation de l’opposition d’avoir volontairement provoqué les forces de l’ordre et tenté de franchir les dispositifs de sécurité mis en place autour des institutions publiques.

Dans un communiqué publié, les autorités provinciales affirment disposer d’informations de sécurité faisant état d’un « mode opératoire préoccupant » consistant à recruter des individus désœuvrés, parfois sous l’influence de substances prohibées, afin de les placer en première ligne des cortèges. Selon le gouvernement provincial, ces personnes auraient été munies d’armes blanches dans le but de provoquer les forces de l’ordre et de créer des incidents.

L’exécutif provincial condamne des pratiques qu’il juge incompatibles avec l’exercice des libertés démocratiques et estime qu’elles ont exposé la population à des risques sécuritaires importants.

Plus tôt dans la journée, le Gouvernement provincial avait indiqué que la manifestation, autorisée au terrain Assossa, s’était déroulée en dehors du cadre convenu avec les organisateurs après un changement d’itinéraire. Les autorités ont fait état d’une vingtaine de blessés légers, dont quinze policiers et cinq manifestants, ainsi que de plusieurs véhicules incendiés. Aucun décès n’a été signalé selon le bilan officiel provisoire.

Le gouvernement annonce par ailleurs qu’il se réserve le droit de saisir les juridictions compétentes afin de déterminer les responsabilités dans les violences enregistrées.

Tout en réaffirmant son attachement aux libertés publiques, à l’État de droit et au dialogue démocratique, l’exécutif provincial souligne que l’exercice du droit de manifester doit s’effectuer dans le respect de l’ordre public, des institutions de la République et des droits fondamentaux des citoyens.

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