Lors du Conseil des ministres, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) a dressé un bilan encourageant de l’économie nationale. Avec une croissance projetée à 6,2 % pour l’année 2026 et une inflation cumulée maîtrisée à 1,75 % début mars, le pays fait preuve de résilience. En dépit de ces bons chiffres, André Wameso appelle à la proactivité face à la crise au Moyen-Orient et ses effets potentiels sur les cours du pétrole, préconisant la poursuite de la politique de « francisation » des taxes pour soutenir la monnaie locale.
Par Medina
Invité à s’exprimer, le Gouverneur de la BCC, André wameso a ouvert sa communication par une note d’alerte, attirant l’attention du Gouvernement sur les risques liés à la fermeture potentielle du détroit d’Ormuz. Ce coin stratégique, qui voit transiter 20 % de la production mondiale de pétrole, menace de faire flamber les prix intérieurs.
Cependant, la situation économique intérieure reste stable. Au début du mois de mars 2026, le Franc Congolais a affiché une appréciation de 2,67 % sur le marché interbancaire par rapport au 26 février, se fixant à 2 147,79 CDF pour un dollar à l’indicatif. Sur le marché parallèle, l’appréciation est de 0,64 % en glissement annuel.
Les points forts de la conjoncture se résument en trois volets à savoir; la croissance économique avec des prévisions maintenues à 6,2 % selon le Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique, l’inflation avec une hausse hebdomadaire contenue de 0,15 % contre 0,13 % la semaine précédente, pour un cumul annuel de 1,75 %, et la monnaie dont la stabilité du Franc Congolais, s’apprécie de 1,56 % en rythme annuel à interbancaire.
Il sied de noter que, le Gouverneur de la BCC a insisté sur deux piliers pour préserver ce cadre macroéconomique à savoir une coordination étroite entre les politiques monétaires et budgétaires, et l’exigence de payer les impôts, taxes et redevances exclusivement en monnaie nationale. Cette mesure vise à renforcer la demande en Francs Congolais et à limiter la pression sur le marché des changes.
La Banque Centrale du Congo continue de surveiller de près les chocs exogènes pour garantir la stabilité monétaire du pays.












