RDC : la FAO débloque 10 millions $ pour 330 000 déplacés à l’Est

RDC : la FAO débloque 10 millions $ pour 330 000 déplacés à l’Est

Par MEDINA

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a annoncé, ce lundi 4 mai 2026, avoir bénéficié d’une enveloppe de 10 millions de dollars américains issue du Fonds humanitaire en RDC. Cet appui massif vise à transformer l’aide d’urgence en un levier de production pour les populations déplacées et hôtes.

Face à l’insécurité persistante qui paralyse les greniers agricoles de la partie orientale, la réponse internationale s’intensifie. Ce financement stratégique cible quatre provinces meurtries par les conflits armés à savoir le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Tanganyika.

L’ampleur de l’intervention est majeure. Selon le communiqué de la FAO, ce fonds permettra de soutenir directement environ 55 500 ménages, représentant près de 330 000 personnes en situation de vulnérabilité extrême. Pour ces familles, souvent contraintes de fuir leurs terres, l’aide ne se limitera pas à une assistance alimentaire passive.

L’originalité de cette intervention réside dans sa rapidité d’exécution sur le plan productif. Pour la FAO, l’urgence est de relancer la production agricole locale. Dans des régions où l’accès aux champs est un défi quotidien, la fourniture de semences, d’outils et d’un encadrement technique est jugée essentielle pour briser le cycle de la dépendance humanitaire.

« Soutenir la production agricole en zone de crise, c’est redonner de l’autonomie et de la dignité aux populations », souligne l’organisation onusienne. En produisant leur propre nourriture, ces milliers de ménages renforcent leur résilience face aux chocs liés aux déplacements forcés.

Cette annonce intervient alors que l’Est de la RDC continue de faire face à l’une des crises alimentaires les plus graves au monde. Le Fonds humanitaire, à travers cet arbitrage, réaffirme que la sécurité alimentaire est le premier rempart de la stabilité dans les zones de conflit.

La mise en œuvre des activités sur le terrain devrait débuter sans délai, afin de coïncider avec les calendriers culturaux locaux et maximiser l’impact de chaque dollar investi dans les terres de l’Est.

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