Par MEDINA
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) renforcent leur dispositif d’entraînement. Ce vendredi 22 mai 2026, l’armée loyaliste a officiellement réceptionné un nouveau champ de tir moderne à Diango, une localité située à la périphérie de Bunia, dans la province de l’Ituri. Cette infrastructure stratégique est le fruit du travail du contingent bangladais de la MONUSCO.
Ce projet de modernisation s’inscrit directement dans le cadre des initiatives de mutualisation des compétences pour la protection des civils.
Financée à hauteur de quarante mille dollars américains par le gouvernement du Bangladesh, cette infrastructure militaire de 200 mètres de largeur a été érigée en l’espace de trois mois seulement. Lors de la coupure du ruban symbolique, le général Saiful Alam Bhuiyan, commandant du Secteur Nord de la Force de la MONUSCO, a réaffirmé l’engagement des Casques bleus aux côtés de leur principal partenaire, les FARDC.
Contrairement au site de Rwampara, exclusivement dédié à la formation des nouvelles recrues, le nouveau complexe de Diango est spécifiquement réservé aux unités déjà opérationnelles sur le front. L’objectif est de permettre aux soldats expérimentés de parfaire leurs techniques de combat, d’améliorer leur précision de tir et de parfaire leur maîtrise des armes de dotation avant leur déploiement dans les zones de patrouille.
Pour assurer des conditions optimales d’instruction, le contingent bangladais a doté le site de Diango de plusieurs structures tactiques et logistiques d’accompagnement comme une dizaine de tentes militaires dédiées aux exercices de simulation et à la préparation tactique, un bâtiment administratif moderne abritant une grande salle de réunions et des bureaux de commandement et des blocs sanitaires adaptés pour le confort des troupes en phase de recyclage.
Le major Kapia, officier de liaison des FARDC, a qualifié ce site d’outil stratégique indispensable pour maintenir l’aptitude opérationnelle des forces régulières dans un environnement de haute intensité sécuritaire.
Le général David-Antoine Mushimba, commandant de la 32e région militaire Ituri et Haut-Uele, a salué cette réalisation qui cimente une amitié bilatérale vieille de plus de vingt ans. Il a rappelé que l’appui des Casques bleus bangladais, présents en RDC depuis 2003, dépasse largement le cadre des infrastructures de défense.
En marge de leur mandat sécuritaire, les forces bangladaises déploient un programme humanitaire d’envergure en Ituri. Elles s’investissent activement dans des projets de réhabilitation socioprofessionnelle, offrant aux jeunes de la province des formations gratuites en informatique, en plomberie et en maintenance technique pour leur offrir des alternatives durables face à l’enrôlement dans les groupes armés.













