RDC : l’AFC/M23 affirme que 9 des 15 détenus libérés figuraient sur une liste de 768 personnes

RDC : l’AFC/M23 affirme que 9 des 15 détenus libérés figuraient sur une liste de 768 personnes

L’AFC/M23 affirme que neuf des 15 détenus libérés par les autorités congolaises dans le cadre du processus de paix de Doha figuraient sur une liste de 768 personnes remise à la médiation. Les 15 personnes sont arrivées à Bunagana, dans le territoire de Rutshuru, après leur transfert depuis Beni avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Par la rédaction

L’AFC/M23 a annoncé samedi 8 août l’arrivée à Bunagana de 15 personnes libérées par les autorités congolaises. Ces détenus avaient quitté Beni, au Nord-Kivu, avant de transiter par l’Ouganda.

Le Comité international de la Croix-Rouge a facilité leur transfert. Les États-Unis et le Qatar, impliqués dans le processus de paix de Doha, ont salué cette opération.

Dans un communiqué, l’AFC/M23 affirme que neuf des 15 personnes libérées figuraient sur une liste de 768 détenus transmise à la médiation.

Le mouvement affirme que les six autres personnes ne figuraient pas sur cette liste. Il précise que l’une d’elles est un ressortissant ougandais qui, selon lui, n’a aucun lien avec l’AFC/M23.

L’AFC/M23 indique également que les cinq autres détenus ont été arrêtés notamment au Katanga, en Ituri et à Kinshasa. Le mouvement affirme que ces personnes ne figuraient pas sur la liste remise aux médiateurs.

L’AFC/M23 estime que ces libérations montrent que la liste de 768 personnes ne couvre pas tous les cas de détention liés au conflit. Le mouvement demande donc la libération d’autres personnes qu’il considère comme détenues en raison de leurs liens présumés avec ses membres.

Le mouvement juge toutefois la libération des 15 détenus insuffisante. Il demande à Kinshasa de poursuivre les mesures prévues dans le protocole consacré à la libération des prisonniers.

L’AFC/M23 affirme également que plusieurs milliers de militaires et combattants, dont des membres des FARDC et des Wazalendo, attendent toujours leur transfert vers Kinshasa. Le mouvement dit avoir remis ces personnes au CICR pour faciliter leur transfert.

Cette question constitue l’un des dossiers sensibles du processus de Doha. Les deux parties doivent encore mettre en œuvre plusieurs engagements liés aux prisonniers et aux personnes détenues dans le cadre du conflit.

La libération des 15 détenus représente néanmoins une mesure concrète dans le volet humanitaire des discussions. Elle intervient alors que Kinshasa et l’AFC/M23 poursuivent leurs négociations sous médiation qatarie.

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