Par Emmanuel Medina
La situation macroéconomique de la République Démocratique du Congo (RDC) affiche une résilience et une stabilité remarquables, caractérisées par la consolidation de la monnaie nationale et la maîtrise de l’inflation. C’est le principal constat dressé par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, à l’issue de la réunion stratégique du Comité de conjoncture économique (CCE) présidée par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, selon un communiqué consulté par reporter.cd ce jeudi.
L’évaluation de la conjoncture économique du pays met en lumière des résultats particulièrement encourageants. Selon les déclarations officielles de l’argentier national, Doudou Fwamba, les équilibres macroéconomiques de la RDC continuent de se renforcer. Le franc congolais, qui a longtemps subi les contrecoups de la volatilité des marchés, maintient une trajectoire stable.
Plus significatif encore, le taux d’inflation s’établit à un niveau qualifié de « satisfaisant ». Les indicateurs actuels démontrent que la hausse des prix à la consommation est non seulement inférieure à la cible initialement fixée par la Banque Centrale du Congo (BCC), mais elle se situe également bien en deçà des critères de performance rigoureux arrêtés dans le cadre du programme formel conclu avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette performance témoigne de l’efficacité des politiques monétaires restrictives et de la discipline budgétaire imposée par l’exécutif.
La réunion du Comité de conjoncture économique a servi de cadre pour un examen minutieux des finances publiques. Le gouvernement s’efforce de maintenir une gestion saine des dépenses de l’État, une obligation d’autant plus cruciale que le pays doit faire face à des dépenses sécuritaires importantes dans sa partie orientale.
Ce pilotage à vue de l’économie s’appuie sur une étroite coordination entre le ministère de l’Économie nationale, dirigé par le vice-Premier ministre Daniel Mukoko Samba, le ministère du Budget, le ministère des Finances et la Banque Centrale du Congo. Les autorités se félicitent d’avoir réussi à amortir les chocs exogènes, notamment les récentes perturbations des prix mondiaux des produits pétroliers, faisant de la RDC l’un des pays de la sous-région ayant le mieux résisté à ces turbulences.
Pour pérenniser ces acquis macroéconomiques et les traduire en améliorations concrètes pour la population, le CCE a tracé de nouvelles perspectives de croissance durable à savoir: l’affectation des Eurobonds; les discussions ont porté sur les mécanismes de gestion transparents de la première tranche des ressources mobilisées sur les marchés internationaux. Une enveloppe de 650 millions de dollars américains sera directement injectée dans le financement de projets d’infrastructures structurants au cours de l’exercice budgétaire en cours, le pari de la production locale; pour réduire la dépendance de la RDC vis-à-vis des importations et blinder l’économie face aux chocs futurs, le gouvernement prévoit d’orienter des investissements massifs vers la production agricole nationale.
En dépit d’un environnement international incertain et des défis sécuritaires internes, les signaux économiques de la RDC passent au vert. La consolidation de la stabilité du franc congolais et la maîtrise de l’inflation créent un environnement propice pour attirer les investisseurs et soutenir le programme d’actions du gouvernement.













