Par Emmanuel Medina
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé les premiers décaissements issus de son émission inaugurale d’Eurobond, destinés au financement de plusieurs projets d’infrastructures.
Dans un communiqué publié le 7 août 2026, le cabinet du ministre des Finances, Doudou Fwamba, indique qu’une première enveloppe de 137,89 millions de dollars a été débloquée pour financer des projets dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures aéroportuaires.
Sur ce montant, 48,04 millions de dollars sont affectés au projet intégré de construction de la centrale hydroélectrique de Grand Katende, ainsi qu’aux infrastructures de transport et de distribution d’électricité vers plusieurs agglomérations, notamment Kananga, Mbuji-Mayi, Bunkonde et Tshimbulu.
Une seconde enveloppe de 89,86 millions de dollars est destinée à la modernisation et à la mise aux normes de deux infrastructures aéroportuaires majeures : l’aéroport international de N’djili, à Kinshasa, et l’aéroport international de la Luano, à Lubumbashi.
Le ministère des Finances précise que les procédures réglementaires se poursuivent pour les autres projets retenus dans le cadre de ce programme de financement. Elles concernent notamment la RN4 entre Kisangani et Beni, ainsi que la Rocade Nord-Est de Kinshasa, également appelée Autoroute du fleuve, qui doit intégrer des postes de péage.
Selon le calendrier présenté par les autorités, plus de 200 millions de dollars supplémentaires doivent être décaissés dans les prochains jours pour ces deux projets routiers. D’ici à la fin de 2026, au moins 300 millions de dollars de décaissements complémentaires sont également prévus, notamment pour soutenir l’avancement des travaux à Grand Katende et à l’aéroport de N’djili.
Le gouvernement affirme par ailleurs avoir renforcé les mécanismes de contrôle et de traçabilité des fonds. Les opérations financières sont placées sous la supervision de comptables publics déployés auprès des agences chargées de l’exécution des projets.
Ce dispositif, selon le ministère, tient notamment compte des recommandations formulées par les partenaires techniques du Fonds monétaire international (FMI).
Les ressources qui n’ont pas encore été décaissées restent, quant à elles, déposées sur des comptes bancaires créditeurs. Les intérêts générés par ces placements doivent contribuer à réduire le coût global du service de la dette, selon le ministère.
Les autorités financières annoncent enfin la publication régulière de rapports d’étape afin de rendre compte de l’utilisation des fonds issus de l’Eurobond.













